lonely town, lethon.



 

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lonely town, lethon.
Invité

Sujet lonely town, lethon.
Jeu 30 Nov - 23:21
- in this lonely town, ft. lethon -
Dear old darkness I've come home again, underneath the stars right to where it started. Let me drift away to Lonely Town 'cause for a moment there... For a moment there was you... Twenty angels on the path of dream ; trust no miracles, just extraordinary luck. Look what can we do ? What can we do to feel alive ? 'Cause there's no other way out on this lonely town... The more you wish the less you have to loose. That's the way it goes ; that's the way the story ends... Until we meet again in lonely times. © musique


But dreams come slow & they go so fast. Une semaine. Sept jours il lui avait fallu pour prendre son courage à deux mains et rappeler Eldon. Elle avait promis de le faire dès le lendemain de la fête d’halloween pourtant Letha, mais n’avait pu s’y résoudre une fois le matin arrivé. Drainée de tout l’alcool qui s’était propagé dans son corps la veille et rendue à la morne et triste réalité, elle n’avait su comment réagir face à c’qui s’était passé entre le blond et elle. C’était pas faute d’avoir essayé pour autant. Mais, une fois sobre, les doutes et l’incertitude étaient revenus en force, rongeant peu à peu sa déjà très faible détermination. Combien d’fois avait-elle cliqué sur le profil d’Eldon dans son répertoire de téléphone ? Autant de fois jetées à l’eau, à vite verrouiller le portable avant que l’envie folle de cliquer sur l’icône d'appel ne l’emporta. Elle avait reporté à plus tard la rousse, encore et toujours, dans un incessant ballet d’esquives et de coups manqués. Des coups dans l’eau, pour rien : juste comme ça. Parce qu’elle était lâche au fond. Parce que c’était certainement bien plus confortable d’continuer à évoluer dans son monde artificiel et sans attache que de prendre un risque, bien réel. Un saut de confiance - chose dont elle se sentait bien incapable. Alors, rongée par le remord, elle s’était dit : plus tard ; qu’elle l’appellerait le soir, puis le jour suivant et ainsi d’suite... Tentant d’se convaincre elle-même qu’elle allait le faire, mais n’avait juste pas l’temps. Letha et les excuses piteuses auxquelles elle-même n’croyait pas vraiment, c’était une grande histoire d’amour depuis quelques temps… Depuis qu’y’avait plus Oliver en fait. Trouver l’moyen d’esquiver les autres, d’esquiver de vivre. Survivre à peine, s’réchauffer comme elle le pouvait et surtout s’oublier et s’enivrer d’alcool à n’en plus savoir sa propre identité. Mais ça n’éloignait pourtant pas la douleur, jamais vraiment, jamais totalement. Elle était toujours là, tapie dans l’ombre, à attendre le moment opportun pour revenir en force, la terrasser et la mettre à genou. Comme un coup d’poing envoyé dans ses tripes. Elle n’en voulait plus Letha d’cette merde de peine, c’était ça qui la tétanisait tant au fond dans le fait de s’être rapprochée d’Eldon de la sorte. Elle n’voulait plus souffrir - elle n’s’en sentait plus capable. La jeune-femme avait l’impression que le moindre coup dur, la moindre petite déception la tuerait définitivement à ce stade. Pas qu’elle eut vraiment peur qu’Eldon lui fasse du mal intentionnellement - bien que l’hypothèse ne fut pas totalement impossible, mais l’exemple d’Oliver était éloquent. Lui non plus n’avait pas désiré la faire souffrir. Quand bien même : le résultat y était. Elle s’retrouvait seule comme une naufragée dans une vie qu’elle n’avait pas choisie et dont elle n’voulait pas. Elle n’pouvait pas s’attacher à nouveau. Le risque de perdre la personne était bien trop grand… Oui, c’était décidé, elle n’allait pas le contacter. Seulement, l’envie - tenace - revenait toujours elle aussi, accompagnée d’l’espoir. Et si jamais ça s’passait bien ? Si jamais il était la solution pour la sortir de cette sorte de torpeur dans laquelle elle s’enfonçait chaque jour un peu plus ? Dans ces cas là, rattrapée par l’euphorie de l’instant, elle attrapait son téléphone et cliquait à nouveau sur ce prénom si connu à présent, Eldon. Quelques secondes d’espoir. Sans pour autant pousser l’expérience jusqu’au bout ; sa main tremblante finissait en effet toujours par se résigner. Par lâcher prise… Constant va et vient entre décision et indécision. Action et inactivité. Puis un jour, comme ça, après sept de perplexité constante, son pouce avait forcé le passage avant que son esprit puisse l’empêcher de téléphoner une fois encore. Comme pris d’une volonté propre, elle avait vu son doigt appuyer sur le petit téléphone vert. Paralysée par la panique, Letha avait senti son palpitant s’emballer un peu plus à chaque tonalité - espérant secrètement qu’il n’fut pas assez prêt que pour décrocher son téléphone. « Allô ? » Raté. Il avait décroché, passablement surpris - ça s’était entendu à sa voix. Et elle, tremblante, avait balbutiée plus que parlé, lui donnant rendez-vous en fin d’après-midi au café 63, petit endroit convivial du quartier nord de Brisbane.

La boule au ventre, elle était arrivée bien trop tôt Letha, s’disant qu’ainsi elle n’pourrait plus fuir. Elle se devrait d’affronter cette épreuve, la tête plus ou moins haute. Quand bien même, elle avait tenté d’s’en convaincre, la porte battante du petit café semblait attirer irrémédiablement son regard. Elle pouvait toujours s’enfuir après tout, non ? Personne n’s’en rendrait compte. Puis Eldon n’était pas encore là, alors autant en profiter. Partir comme une voleuse et fermer la porte sur ce chapitre bien trop angoissant de sa vie. Idée séduisante, mais peu reluisante en définitive. Ses mains agrippant son mug de thé comme si toute son existence en dépendait, Letha n’faisait pas vraiment attention à la chaleur peu confortable qu’elle faisait subir à ses phalanges. Trop perdue dans ses pensées qu’elle était, bien trop occupée à s’traiter d’idiote et à s’en vouloir pour le désastre imminent qui n’allait pas tarder d’éclater. Penser à la peine qu’elle allait avoir et - bien pire - celle qu’elle allait finir par irrémédiablement causer à Eldon. Oh, sans l’vouloir bien entendu, mais ça ne changeait rien au fond. Les faits allaient être là…. Enserrant le récipient un peu plus fort de son étreinte, Letha vit les jointures de ses mains blanchir. Elle allait finir par casser la tasse si ça continuait ainsi. Fallait qu’elle se calme, qu’elle respire. S’poser et tenter de laisser s’échapper ses pensées ; ne plus réfléchir à la peur, ni s’repasser en boucle les évènements de la soirée d’Halloween. Tenter de ne plus s’demander si pour lui c’était pareil. Si lui aussi s’demandait ce à quoi elle pouvait bien penser. Ça n’menait à rien après tout de se monter le bourrichon toute seule dans son coin. Elle en était bien consciente, mais n’arrivait pas à brider son esprit galopant pour autant. Avoir un bouton « mise en pause » aurait été tellement pratique parfois. N’plus avoir à s’entendre ressasser les mêmes bêtises encore et toujours. N’plus avoir à retourner toute cette peine, tous ces doutes depuis des mois. Malheureusement pour elle, Letha n’avait jamais trouvé c’fameux bouton magique. Or elle aurait tout donné pour en cet instant précis… Plus que dix minutes avant l’heure fatidique. Etait-il une personne ponctuelle ? Elle n’en avait aucune idée, mais espérait bien que ce fut le cas - car elle n’était pas bien sure de combien de temps sa volonté tiendrait encore avant d’flancher et d’lui permettre de s’enfuir à toutes jambes de cet endroit… Soudain, un détail attira son regard. C’était lui… Elle put le voir arriver depuis l’autre bout de la rue, placée comme elle l’était en face de la vitrine. Il ne l’avait pas encore vue : il s’trouvait trop loin. Merde, que faire ? La jeune-femme se sentit irrémédiablement se tasser sur son siège. Comment réagir ? Comment ne serait-ce que lui dire bonjour ? Lui faire la bise ? Ça lui semblait incongru après leur soirée d’une semaine plus tôt. Mais, elle n’se sentait pas en même temps de l’embrasser juste comme ça, en publique alors qu’il n’était que seize heure et qu’elle était complètement sobre. Tout courage l’ayant complètement abandonnée en cet instant précis. Puis, s’il était fâché pour le temps qu’elle avait mis à l’appeler ? Ç’aurait été légitime après tout, étant donné qu’elle lui avait promis de l'faire bien plus rapidement en définitive. Elle n’y avait pas vraiment réfléchi à cette possibilité… La simple idée lui tordit un peu plus le coeur, tandis que le blond passait le pas d’la porte. C’était à présent trop tard pour fuir : il l’avait repérée. Elle n’s’était toujours pas décidée sur l’attitude à adopter la rousse que déjà Eldon enjambait les quelques derniers mètres les séparants.  « Salut… Tu vas bien ? » Elle s’était levée, accompagnant bêtement ses paroles d’un petit signe de la main totalement inutile pour deux personnes se tenant à un mètre de distance l’une de l’autre. Quelle conne… On lui aurait filé une pelle qu’elle ne se serait pas enterrée plus vite qu’en cet instant précis la rousse.  « Assieds-toi... J’me suis permise de commander un thé en t’attendant, j’avais un peu d’avance… Promis : juste du thé cette fois, aucun spiritueux pour plomber les breuvages. » Letha accompagna ses babillages totalement idiots d’un petit sourire timide. Dieu, elle n’savait vraiment plus où s’mettre.

@Eldon Browning
Invité

Sujet Re: lonely town, lethon.
Lun 4 Déc - 22:05

lonely town — Ah...Qu'avais-je été naïf de croire que tu me rappellerais le lendemain. Dans le fond, je m'y étais attendu. Ta peur panique, ton regard qui parlait de lui-même...J'aurais dû voir ces signes. J'aurais peut-être dû moi, faire le premier pas et t'appeler. Mais idiot que j'étais, je n'avais pas pris la peine de prendre ton numéro alors la chose fut pas aisé. Je t'avais un peu chercher sur le campus, mais sans grand succès. Tu avais l'art de savoir te montrer très discrète quand tu voulais pas être retrouvé. Avais-je encore été bafoué, détruite par une fille ? Pas encore, mais je commençais fortement à me poser des questions, plus les jours s'écoulaient. Je rageais presque, mais au bout d'un moment, je préfère me dire que c'est peut-être mieux ainsi. Tu semblais déjà perdue dans ton quotidien, m'y mettre risquait d'être encore plus problématique que bénéfique. Pour l'un, comme pour l'autre.

Mais retournement de situation, en cette fin de semaine. Un coup de fil, alors que j'étais en train de faire du sport. Je ne connaît pas le numéro, tant pis. Je décroche. Ta voix résonne vite, un peu nerveusement à l'autre bout. Je suis presque surpris, aussi bien du bon, comme du mauvais côté. Tu avais mis une semaine à me rappeler quand même ! Alors pourquoi ce changement soudain d'avis ? Je ne le saurais pas si je refusais le rendez-vous que tu me proposais. De toute manière je comptais pas le refuser, j'avais tellement cogiter cette semaine en question, que je voulais savoir. Voir où toutes les promesses étaient passés. D'un autre côté, mon cœur bat légèrement la chamade, satisfait que ce rendez-vous ai bien lieu, même avec un petit peu de retard. T'en voulais-je ? Un peu oui, qui ne l'aurait pas été ?

Le lendemain arriva trop lentement à mon goût, j'avais pas passer la meilleure de mes nuits il faut avouer. Je cogitais moi aussi, cette situation était un peu similaire de mon côté, moi aussi je me posais des questions sur nous, comment je devais réagir en te voyant, si ont allaient s'embrassés ou quoi, si je devais t'en vouloir...Enfin bref. Trop de questions qui restaient encore sans réponse. Qui me dis aussi, que tu n'avais pas refais des folies pendant ces quelques jours ? Je doutais oui. Je doutais de ta sincérité, de ce que tu voulais vraiment dans le fond. Il fallait qu'ont reparlent de tout ceci et pas avec quelques grammes dans le sang comme nous avions eu à cette soirée d'Halloween. Nerveusement, je fais mes quelques cours du matin et du début d'après-midi en essayant tant bien que mal de ne pas songer à ce rendez-vous. Le temps fut cependant très long, j'en avais presque marre d'attendre l'heure fatidique. Mais elle finit enfin par arriver. Je m'étais donc fais un minimum beau, sans trop en faire car j'avais pas envie que tu crois que j'étais trop...impliqué dans ce rencard.

Mon chemin me mena donc directement au café. J'appréhendais comme jamais, c'était presque pitoyable de me voir ainsi. Je me serais presque foutu une claque pour me remettre les idées au clair. Je finis par t'apercevoir à travers la vitre, alors que j'arrivais. Mon coeur se serre un peu et je m'avance d'un pas qui semblait assuré vers la table que tu occupais. Je reste comme un con debout aussi, sans m'avancer pour un quelconque baiser même purement amical, purement poli. Rien, ont étaient coincés et perdu dans ce petit truc indescriptible.
"Salut. Ca va merci." Répondis-je donc en t'offrant un petit sourire sincère, avant de m'asseoir à mon tour, acquiesçant à ta remarque.
"Dis pas ça, t'es pas alcoolique non plus vas. " Me moquais-je gentiment avant de me saisir de la carte, avant qu'un serveur ne vienne me demander ce que je désirais. Je pris donc un café allongé, rien de bien fameux mais bon. C'était un café, pas un bar car c'est sur j'aurais pris une bonne bière là pour faire passer la chose plus aisément. Je pose mon regard si particulier sur toi, remarquant ta nervosité encore présente,encore plus que notre dernière rencontre tien.
"Je suppose que ça à pas été évident de me rappeler, pour que tu prennes autant de temps." Paf. Il fallait que je le dise. Ma langue avait fourché plus vite que mes pensées mais tant qu'à faire, autant mettre les pieds dans le plat et pas passer par quatre chemin. Fallait qu'on parle clairement et librement, sans chichi.
"Pour être franc, j'étais presque parti sur la théorie que tu te souvenais plus de rien, je commençais vraiment à me poser des questions, même si je voulais quand même m'excuser, de t'avoir balancer un truc pareil dans une soirée pareil, avec autant d'alcool autant de mon côté que du tien. T'a du te demander si j'étais sincère..enfin bon, je répondrais à toute tes questions mais sache que ouais, c'était sincère."

 
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