bad habit (dyl)



 

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bad habit (dyl)
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Sujet bad habit (dyl)
Lun 23 Oct - 19:55


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora


Des échos lointains d’euphorie alcoolisée. Y’a ce type là-bas à l’humour gras, cet autre qui cherche comment les déloger, cette fille qui se demande s’il va daigner l’inviter. Tu observes la scène habituelle derrière ta longue rangée de cils, curieuse mais froide, spectatrice d’un chaos à venir tu continues de griffonner sur ton calepin tout en sirotant ton cocktail du bout des lèvres. T’es venue te planter là pour assister à leur concert, ton sourire s’évaporant au rythme de la musique, le huis-clos te rappelant la réalité de la situation. Les notes se sont arrêtées t’as hésité à t’approcher pour les féliciter d’avoir, cette nuit encore, fait trembler le bar sous leur instruments. Son indifférence t’a fait ravaler ta fausse bonne idée avec une violence inédite, t’es restée là un bon moment, peut-être une heure. Ou deux. Appeler un regard qu’il refusait de te décrocher. Penchée au-dessus du comptoir, t’entendais les rires se planter dans ton dos. T’es bien trop vielle pour être si désabusée, trop jeune pour être si vielle. Refermant ton carnet d’un coup sec tu déposes un billet pour ta conso avant de quitter l’antre de la débauche d’un pas pressé, tu penses à faire quelques emplettes tout en réfléchissant à ton prochain arrêt. Tu pourrais rentrer mais tu sais l’atelier vide, Maven perdu quelque part dans les méandres de son imagination, en train d’écrire planqué dans son jardin secret. Tu n’iras pas l’y déranger. Tu n’es pas assez fatiguée pour rejoindre Morphée, tu préfères continuer d’errer dans le centre-ville un moment, et rapidement l’envie de compagnie se fait sentir. Pas que t’en aies réellement besoin, parfois tu te trouves très bien avec toi-même, tes pensées comme acolytes improvisées. D’autres fois, tu n’es pas ta meilleure alliée. Le silence et la pleine lune accompagnent ta marche jusqu’au campus, les nuages trempent dedans comme d'incroyables tartines bleutées. On dirait des morceaux d'océan coagulés dans le ciel. Arrivée à ta chambre si souvent désertée depuis que tu joues les épouses presque modèle, tu constates que tes colocs ne semblent pas plus l’habiter que toi, vide. Tu te faufiles dans la pénombre jusqu’à la fenêtre, jetant au passage ton perfecto sur un des lits, clope au bec tu joues avec ton briquet distraitement avant de remarquer la veilleuse qui vacille de l’autre côté. Tel un papillon attirer par la lumière tu quittes on perchoir et traverses la pelouse jusqu’au bâtiment d’en face, tu sifflotes dans le couloir revigorée d’avoir trouvé une autre âme vagabonde. T’as pas réfléchi à ce que tu allais dire ou faire. T’as suivi l’envie du moment, c’est ce que tu fais. Te plantant sur son paillasson tu prends pas la peine de toquer et pénètres façon tornade dans son intimité « J’ai vu de la lumière je suis entrée ! » annonces-tu hissant ton parasite fessier sur son bureau, seule explication que tu fourniras, qui manque cruellement de logique et bazarde les règles de politesse au passage. « T’es tout seul ? » question plus rhétorique qu’autre chose ne constatant aucune autre personne dans les environs, faut dire aussi qu’il a rarement de la compagnie féminine Dyl, peut-être qu’il ne veut pas non plus de la tienne ce soir mais tu ne lui as pas vraiment demandé son avis pour l’instant. Tu t’es posée là, guerrière d’1m75 fermement résolue à camper à côté de lui, un sac de friandises en offrande « Tiens ! Vu que tu chouinais pour ceux que je t’ai piqué mardi dernier.» tu déposes le paquets de chocolats sur le rebord de la fenêtre où il est assis, t’as visiblement interrompu sa lecture, te penchant par-dessus son épaule tes cheveux épars viennent s’échouer sur sa peau, tu laisses ta curiosité prendre le dessus. « Qu’est-ce que tu lis ? » tu remarques le titre de l’ouvrage presque aussitôt après avoir demandé, tu l’as lu, la semaine passée. Tu ne lui diras pas, préférant obtenir ses impressions honnêtes sans lui parler des tiennes. T’y as d’ailleurs laissé un mot pour ton lecteur inconnu, il n’y est plus alors tu figures tout naturellement qu’il a pu le récupérer à temps. Relevant les yeux vers la vitre la vue t’arrache un rictus malicieux et tu viens chuchoter à son oreille « Tu cherches ta jolie voisine ? » tu t’éloignes ensuite en t’esclaffant, il a tendance à oublier Dyl, mais Sydney est ta voisine de chambre, ta fenêtre tout proche de la sienne il t’arrive donc souvent de l’observer en train de l’observer. Un spectacle fort divertissant.  
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Lun 23 Oct - 21:39


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora


dyl est une ombre silencieuse. il grimpe rapidement les marches de cet escalier qu’il connait que trop bien maintenant. personne ne vient jamais ici, il se demande pourquoi. le toit des dortoirs. lieu de paix et de sérénité. il veut prendre de la hauteur. sur les autres. sur la vie.  sur tout. les murs de sa chambre ont tendance à l’étouffer. à le rendre instable. à accentuer ses pensées les plus noires. alors au lieu de s’éteindre à petit feu, il tente de profiter de cet oxygène qui semble le raviver. seul. comme toujours. il observe la lune et les étoiles de ce début de soirée. les constellations et leur mystère le fascinent. l’immensité qui s’y cache. parce que c’est comme la vie, il y a pleins de trucs qu’on ne voit pas. quand il était petit, sa maman lui disait toujours que le ciel était un voile tout noir. et qu'il y avait des petits trous dedans. mais que c'était normal. car à travers ses petits trous on pouvait y voir la lumière provenant du paradis. il avait toujours trouvé ça beau à l’époque. ça avait du sens.  mais maintenant tout est confus. rien n’a plus de sens. son cœur bat à tout rompre dans sa poitrine. ses mains deviennent moites .et merde ça recommence. ses putain de crises d’anxiétés. celles qui l’affaiblies au lieu de le nourrir. il inspire et expire jusqu’à s’en brûler les poumons. le jeune warsson se passe une main dans les cheveux, dans la nuque. il tente de calmer ses émotions. cet état de mal être qui lui bouffe les entrailles. rapidement son casque  surplombe son crâne, déversant les who dans ses oreilles. comme si ces simples notes de musiques pouvaient l’apaiser. il ferme les yeux et attend. il se laisse porter par les mots. par ce qui l’entoure. il ne sait pas vraiment pourquoi, mais parfois ce genre de choses lui arrivent. le prenant toujours par surprise. sans raison. juste comme ça. trop faible, voilà ce qu’il est.il déteste ce sentiment d’impuissance. qu’il n’arrive même pas à contrôler sa propre vie. sa destinée. il articule un gros fait chier, parce que maintenant son moment est ruiné. par sa faute en plus. il a envie de foutre un gros fuck au créateur du monde. d’humeur taciturne, il se lève rapidement et retourne dans sa chambre.  lui qui aurait aimé se perdre, se retrouve à nouveau coincé. il se laisse tomber sur son lit, avant de balancer son casque dans un coin de la pièce. il voit que l’écran de son portable clignote. sa mère. encore elle. à lui envoyer beaucoup trop de messages. à lui demander comment s’est passé sa journée. s’il s’est fait des amis. et bordel, ça aussi ça l’agace. putain il est plus à la maternelle. grognant, il balance à son tour son portable quelque part sur son lit. pourquoi les gens sont aussi compliqués ? pourquoi personne ne le laisse tranquille ? faiblement, il attrape le livre ‘la mémoire d’une geisha’ qu’il a déjà bien entamé. ce n’est pas tant l’histoire en elle-même , mais le contexte toute autour qu’il apprécie. ce récit complètement plongé dans une autre époque. comme en transe, il tourne les pages les unes après les autres, ses jambes l’emmenant sur le bord de la fenêtre. là encore, il avait eu le droit à un petit message de son ami anonyme. cette personne qui semble toujours prendre les mêmes livres que lui. mais en même temps, il les attend toujours avec grande impatience. sa curiosité toujours piquée au vif, mais appréciant aussi cette énigme. il n’en a parlé à personne. ayant peut-être trop peur de ce que l’on pourrait penser de lui. non, au lieu de cela, il préfère le garder dans son petit jardin secret.  « j’ai vu de la lumière je suis entrée ! »  sa tête se retourne avec violence ves la porte d’entrée. putain il savait qu’il aurait dû fermer sa porte à clé. eteindre toutes les lumières et faire le mort. « qu’est ce que tu fous là ? » il sait même pas pourquoi il demande. elle vient toujours squatter. à croire qu’elle n’a pas de maison. « t’es tout seul ? » il ricane. il a bien envie de lui répondre « non j’suis avec mon ami imaginaire bob » et c’est ce qu’il fait. il ne se gène pas. roulant par la même occasion les yeux au ciel. « tiens ! vu que tu chouinais pour ceux que je t’ai piqué mardi dernier.»  oh moins elle ne vient pas les mains vides. il hausses les sourcils, presque attristé par son accusation. « faut vraiment que t’arrête de piquer des trucs aux gens. ça commence comme cela, et après ça fini par voler les banques. » qu’il articule calmement dans un vague haussement d’épaule. maintenant c’est foutu pour lire la fin de son livre. soupirant discrètement, il place son marque page délicatement entre les feuilles. « qu’est-ce que tu lis ? » il se mordille la lèvre inférieure. il se dit que s’il lui dit, elle va se foutre de sa gueule. croire qu’il est trop sentimental alors il se contente de dire « rien. c’est juste un livre que je lis dans l’ennui. » ce qui n’était pas véritablement un mensonge. ou l’art de dire la vérité à demi-mot. puis sora se rapproche. toujours à envahir son espace personnel. mais maintenant il ne dit plus rien. il la laisse faire. il a bien compris que c’était sa façon de fonctionner. « tu cherches ta jolie voisine ? » il devient tout rouge. ses joues s’empourprants. « je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler. » plutôt crever que lui avouer. « justement pourquoi t’es pas genre en face, tu sais dans ce batiment qu’on appelle le dortoir des filles ? » qu’il demande avec exaspération. en vrai, il espère qu’elle va juste lui dire qu’elle s’est trompée, qu’elle va y aller tout de suite et le laisser là. mais non. ça serait trop mal connaitre la demoiselle. elle et ses yeux bleus. ce petit démon.  
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Lun 23 Oct - 23:23


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora


Il n’a pas l’air ravi de te voir débouler à l’improviste mais t’es tu déjà annoncée avant de venir perturber sa soirée, son déjeuner, ou encore ses petits pauses entre les cours ? Même si tu le voulais, tu ne le pourrais pas, tu ne prévoies pas toi-même ce que tu comptes faire, tu le sais au moment où l’envie germe et jusqu’ici ça t’a toujours plutôt bien réussit. Il est gentil Dyl, il râle et pourtant il ne t’indique pas la porte, te demandant juste ce que tu fiches là, ça te semble évident mais t’es d’humeur taquine ce soir alors tu préfères tourner autour du pot et répondre à côté « Je me suis perdue. » le hasard ferait dans ce cas-là sacrément bien les choses ! « Tu sais, si tu ne veux pas qu’on entre tu devrais fermer à clef. » c’est une riche idée que tu tiens là, en réalité celle-ci ne t’arrangerait pas beaucoup, tu préfères les portes ouvertes pour aller et venir à ta guise, t’y vois une forme d’invitation déguisée. Il a beau te répondre par des sarcasmes tu ne t’en offusques guère bien au contraire, ça t’amuse, d’ordinaire il ne t’adresse pas vraiment la parole Dyl, il se contente de te regarder derrière son téléphone, il pianote sur son jeu avec des bonbons que tu trouves ennuyeux et fait comme s’il ne vous entendait pas toi et Atom. Mais tu sais qu’il vous entend, longtemps t’as cru qu’il ne participait pas car il te trouvait indigne d’intérêt, maintenant tu ne sais plus.. Plus tu le regardes Dyl et plus t’as l’impression de passer à côté des infos capitales le concernant, tu loupes le coche sans parvenir à comprendre pourquoi. « Oh cool ! Tu me le prêtes ? » ironises-tu à ton tour, t’en avais vraiment un toi d’ami imaginaire, tu l’appelais « Mama » et pas besoin de foutre le pied chez un psy pour saisir comment il est apparu et pour quelle raison. Ça fait partie des choses dont tu ne parles pas. Pourtant, ce souvenir fait pousser une fleur étrange au fond du trou d'obus qui te sert de coeur. Ce n'est qu'une rose à la con, à peine un coquelicot. Mais c'est joli à regarder dans les décombres. « Où est-ce qu’il est ? Est-ce qu’il peut me voir faire ça ? » joignant le geste à la parole t’exécutes un petit trémoussement ridicule sorte de pas de danse à mi-chemin entre le disco et le rock’n’roll. Il voulait se moquer de toi pensant t’envoyer sur les roses mais il devrait savoir qu’il t’en faut beaucoup plus, t’as cette capacité salutaire de pouvoir rebondir sur tout et rire d’un rien. Revenant vers lui tu hausses les épaules face à sa dernière remarque et t’en profites au passage pour fourrer un chocolat dans ta bouche, « jpique rien.. » articules-tu entre deux mâchonnements «… j’emprunte ! » c’est le cas, tu retournes l’objet dérobé au propriétaire dès que tu t’en es lassée, tu fais ça avec tout, les fringues, les CDs, les gens. Toute ta vie on est venu chercher dans tes entrailles ce qui était à toi pour l’offrir à une autre, aujourd’hui tu prends une revanche inconsciente en piquant par-ci par-là, mais tu sais combien se sentir dépossédé peut bombarder l’âme, alors tu te fais un devoir de rendre. Retour à l’expéditeur. « Et puis les banques ? Brr quel ennui ! Je préfère voler du temps, des souvenirs, des baisers. » bien meilleur pour l’esprit et moins lourd à porter, être l’esclave du fric c’est le rêve de certains mais pas le tien. Il tente de cacher le roman à ton regard indiscret ce qui pique incontestablement ta curiosité, peut-être que cette lecture lui est déplaisante mais dans ce cas pourquoi continuer à lire? T’es surprise de savoir Geisha entre ses mains, la plupart des hommes qualifieraient le livre comme « roman à l’eau de rose » sans même chercher plus loin. « Et alors ? Efficace contre l’ennui ? » beaucoup de gens ne s’adonnent aux plaisir de la littérature que dans l’ennui, en attendant le prochain rebondissement de leur vie prétendument palpitante, ça t’échappe. Toi tu considères la lecture comme un passe-temps à part entière, peu importe que les autres trouvent cela désuet, à l’ère du numérique et des réseaux sociaux, de toute façon, tu ne comprends même pas comment marche la plupart d’entre eux, twitter reste une pure énigme à tes yeux. Aussitôt le sujet Sydney abordé tu le sens se renfrogner, tu voulais seulement le titiller un peu et sa réaction ne se fait pas attendre, ses joues s’empourprent vivement tandis qu’il nie en bloque toute attirance pour la belle brune « Ah oui c’est vrai ? Ton blush dit le contraire ! » ton rire redouble alors que tu désignes du regard son adorable rougissement, « Pas de quoi être gêné, elle est pas vilaine à regarder Sydney je comprends qu’elle te plaise. » tu finis par venir t’échouer sur son lit relevant les bras au-dessus de ta tête comme pour toucher le plafond, t’y verrais bien ces petites étoiles fluorescentes à coller sur les murs « Parce que tu n’y es pas. » lui réponds-tu le plus simplement du monde, tu laisses quelques minutes de flottement faisant fi de sa volonté de te voir retourner d’où tu viens, « J’ai envie d’aller me promener, tu m’accompagnes ? » tu te redresses sur tes coudes pour lui adresser une moue larmoyante que tu ne parviens pas à garder très longtemps, laissant un sourire joueur reprendre ses droits sur tes lèvres groseilles « Tu peux emmener Bob si tu veux, comme ça, on pourra faire plus ample connaissance lui et moi ! ». T’espères qu’il accepte, tu ne veux pas être toute seule ce soir. Une fois la nuit tombée, la ville change de couleurs et de sens. C'est le temps des heures flasques, des horloges molles à la Dali. Les minutes se déguisent en heures. Tu les vois faire. Cette sensation dérangeante que ta chambre est un horrible étau, les murs se resserrent un peu plus. Tu te noies dans tes draps. Devenir une sirène en pyjama. Une sirène qui ne sait même pas nager.  
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Mar 24 Oct - 18:13


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora

les gens semblaient bien aimer débarquer à l’improviste. à observer sa chambre. à lui poser des questions. lui ne savait pas trop pourquoi et comprenait encore moins leur intérêt de venir ici ,dans ce petit endroit qu’il appelait chez lui. qu’elle s’est perdue qu’elle lui raconte. c’est possible il n’en sait trop rien. peut-être qu’elle était dans la chambre d’un autre garçon avant de venir dans la sienne. avec un autre ami. c’est que sora en connaissait des gens. bien plus que lui. des beaux. des moches. des riches. des pauvres. alors il se contente de hausser les épaules. « j’peux pas, quand j’essaye ça marche pas. » qu’il explique de sa voix rabougri, utilisant le moins de mot possible pour expliquer son problème. parfois il croit qu’il a fermé sa chambre, et quand il revient elle est toujours ouverte. parfois il est sur son lit, et soudainement quelqu’un lui ouvre sa porte. pourtant la serrure et bien verrouillée. pauvre dyl. il est encore tombé dans une chambre de merde. la seule qui n’assure pas son besoin fondamental de sécurité. alors maintenant il passe son temps à cacher tous ses biens précieux, juste au cas où. et la nuit avant de se coucher il coince sa chaise et son balai devant la porte. pauvre rempart. il laisse ses yeux dérivés vers la fameuse porte pour revenir à la jeune evans. elle parle. encore. de son ami imaginaire. elle est vraiment bizarre cette fille. il se demande bien si ses parents l’ont lâché par terre lorsqu’elle était petite. et si oui à quel point en était les damages. dyl fronce les sourcils, tentant de comprendre l’énigme qui se tenait devant lui. elle qui ne veut jamais lâcher une affaire. elle qui ne s’avoue jamais vaincue. toujours aussi excitée par la vie. tout ce que dyl n’était pas. il trouvait cela bien admirable. mais elle était déjà en train de lui bouffer toute son énergie. complétement blasé, il observe l’étudiante exécuter une sorte de danse. une scène des plus surprenantes. vraiment. partagé entre l’amusement et la fatigue, un sourire mince apparait sur le bout de ses lèvres. c’était difficile de ne pas réagir à ce petit spectacle. et pour répondre à sa question il souligne « je crois que tu devrais recommencer, j’suis pas certain qu’il t’a bien vu là. » qu’il articule, son accent enveloppant chaque mot. c’est une petite pointe d’humour. sa petite pointe d’humour à lui. il n’en fait pas souvent. peut-être parce que d’habitude il n’en a pas. ou peut-être à cause de la barrière du langage. il s’étire, se laissant tomber sur son lit. parce que quitte à l’écouter, autant l’entendre raconter des conneries de manière confortable. elle emprunte, qu’elle lui annonce. dyl roule les yeux au ciel d’exaspération. il n’avait même pas besoin de souligner qu’elle était en train de lui manger ses chocolats. « emprunte pas mes trucs alors. » qu’il répond d’une voix lente, comme s’il parlait à un bébé de deux ans. puis, il lui tend la main, attendant que la demoiselle place un bonbon à l’intérieur. lui aussi il avait faim, et cette conversation ne faisait qu’accentuer l’ensemble. même pas un s’il te plait, ni un merci. il avait déjà bien trop dépensé sa salive. mais il devait bien admettre que c’était jolis ce qu’elle racontait. putain qu’elle savait manier les mots. beaucoup de mots. dans bien des langues. un certain émerveillement luit dans les prunelles de ses yeux. il laisse les secondes s’installer. c’est un silence calme, reposant. il en a un peu besoin. « ça passe, c’est pas trop horrible. » qu’il admet presque à contrecœur. il a tellement l’habitude de renier sa passion pour les livres à autrui de peur de passer pour un intello, que ne pas utiliser ce mécanisme de défense lui semble presque étrange. pas naturel. évidemment, il faut qu’elle vienne aborder le sujet de sydney. à mettre les pieds dans le plat. à le rendre mal à l’aise. putain que les filles étaient chiantes. grognant il se cache le visage espérant que ce moment allait vite passer. « elle ne me plait pas » qu’il continu de nier. son regard se concentre sur tout, sauf sur elle. « c’est juste une fille. y’en a pleins ici. » qu’il se rassérène. c’est vrai que sydney était belle. et presque craquante dans sa timidité. mais elle n’était pas la seule. comme lui n’était pas le seul. alors il savait bien que les filles ne s’intéresseraient pas à lui,parce que pourquoi lui et pas un autre. comme lui tente de ne pas s’intéresser à elle. c’était un raisonnement très compliqué, mais c’était le sien. enfin, la jeune evans s’étale à son tour sur le lit. peut-être qu’elle aussi tout ça la fatigue ? elle lui propose d’aller se promener. là, maintenant ? il n’est pas près, ce n’est pas dans ses plans. et merde il fait à nouveau une sorte de crise d’angoisse. pas aussi importante que la première. parce que dyl ce qu’il fait flipper c’est l’avenir. l’inconnu. il aime quand tout rentre dans des cases. quand tout est déjà planifié. c’est rassurant. sa main agrippe son t-shirt. d’un sourire crispé il hoche de la tête. parce que dyl, il a toujours cette étrange sensation. l’envie de découvrir le monde, tout en restant chez lui. il soupire. « ouai » qu’il finit par dire avec un peu plus de force. en même temps, il n’a pas envie de lui dire non, puis de culpabiliser après. et peut-être que pour une fois il pourrait faire quelque chose d’un peu différent ? peut-être voir d’autres choses. d’autres gens. même si tout son être lui criait que non, que c’était surement une très mauvaise idée, il l’ignora. inspirant un grand coup, il se lève et attrape son manteau. il espère que sora n’a pas assisté à ce petit moment de faiblesse. alors comme pour la distraire de ses pensées il ajoute. « non bob veut pas venir, j’crois qu’il t’aime pas. » il en a marre d’être tout seul, alors peut-être qu’ils peuvent être tout seul à deux.
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Mar 24 Oct - 20:48


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora

A l'orée du monde, quelque part entre son menton et la commissure de ses lèvres, un microscopique sourire se dessine. Discret, presque imperceptible mais qui a eu le temps d’accrocher ton regard, « Oh mais c’est qu’il peut sourire ! » t’écries-tu victorieuse comme si tu venais de remporter une bataille, la bataille contre la morosité et cet air de lassitude qu’il affiche constamment. Ou peut-être est-ce que seulement avec toi ? Cherchant à provoquer un nouvel accès d’hilarité tu t’exécutes sans rechigner, effectuant cette fois quelques claquettes improvisées et sans mentir un peu ratées également, si le ridicule pouvait tuer tu serais déjà six pieds sous-terre ! « J’espère que là il a bien regardé car je réserve mes talents de danseuse qu’à un public privilégié. » t’adores te moquer de tout, faire des pirouettes avec les mots, disparaître derrière un éclat de rire ; c'est une manière de prendre tes distances avec le désespoir, de le traiter par le sarcasme. Tous n’y voient que du feu et tu te prêtes volontiers à l’éternelle mascarade, avec le temps ton manège est si bien rôdé qu’il t’a permis de réellement occulter les désagréments quotidiens. Alors peu importe si ce n’est qu’une illusion. Chacun a les siennes. Celle de Dyl est de réclamer une solitude qu’il ne semble pourtant pas fondamentalement désirer, il prétend que c’est sa porte qui ne marche pas et tu t’interroges sur la véracité de ses propos, la part de volonté inconsciente à laisser entrer les autres dans sa chambre comme dans sa vie. « Tu sais, si tu aimais je n’en parlerais pas. » en fait, tu trouverais même ça plutôt cool, mais t’as l’impression que Dyl se retient souvent de dire certaines choses, de faire certaines choses, dans le but de se conformer aux attentes de la majorité. T’as commencé à relever un embarras silencieux qui suintait par tous les pores de sa peau quand lors de soirées un peu trop arrosées il se retrouvait submergé par la foule, la drague facile, les rencontres surfaites. Personne n’y faisait vraiment attention, lui-même tentait de s’y soustraire et cependant tu pouvais sentir à distance ce besoin de foutre le camp. Ça te fait penser à cette expression, « prendre l'air ». Cela veut dire qu'on va ailleurs, pour le trouver. Cela veut dire littéralement : « où je suis, je m'asphyxie ». C’est parfois ce que t’arrives à percevoir dans les yeux de Dyl. Il sait pas lui, que de temps en temps, tu le regardes, t’as toujours trouvé que la vie des autres était un champ d’observation infini où les détails engrangés te permettaient d’avancer en toi-même comme dans une enquête criminelle. Tu ne t’ennuies jamais à contempler l’heur ou le malheur d’autrui tant il te renseigne plus efficacement que n’importe quel docteur de l’âme sur tes propres désordres. Tant il est vrai aussi que ce qui te saute aux yeux, t’irrite ou te tord les entrailles est le reflet exact de tes propres manques, défauts ou souffrances que tu t’obstines à nier, à mettre de côté. « C’est vrai… » concèdes-tu songeuse en lui jetant un chocolat entre les mains, des filles il y en a plein, plein d’autres, ainsi tu découvres confusément, que vous êtes  interchangeables. T’as jamais pu t’en convaincre, ni dans les rapports amoureux, ni dans les rapports amicaux. C’est plutôt paradoxal lorsqu’on regarde le nombre de partenaires que tu as pu avoir, ce n’est pas pour autant qu’ils étaient les mêmes à tes yeux, c’est seulement que vous n’aviez plus rien à écrire ensemble. Tu reprends sur le ton de la réflexion «… alors comme ça, tu aimes les filles. » ça ne t’a pas sauté aux yeux, Dyl il est pas souvent accompagné, quand Atom a toujours une nouvelle nymphette à son bras Dyl lui tu ne le vois pas ramener ses conquêtes pour un dernier verre, et puisque t’as constaté dernièrement que l’un avait un penchant pour la gente masculine, l’autre aurait pu le partager également. Penchant la tête sur le côté pour mieux le détailler ton sourire s’élargit d’avantage lorsqu’il tente de se planquer derrières ses phalanges, t’ignores si c’est de la fausse timidité ou une véritable réserve en tout cas tu juges sa réaction aussi amusante que touchante. On dirait qu’il ne sait pas mentir, toutes ses émotions se lisent sur son visage. Chez un homme, c’est assez rare. Pas qu’ils soient hermétiques, ça non, ils croient juste devoir l’être. La plupart des hommes ont peur. D'habitude, ils ne savent pas pourquoi. Ce n'est pas un sentiment d'homme, la peur, il faut laisser ça aux femmes, mais ils crèvent de trouille et avancent les yeux aveugles en jouant leur rôle de bon petits soldats. Ils se couvrent de fierté, de muscles, de titres, et cachent leur plus gros chagrin de petit garçon sous leur mâchoire carrée. Dyl il a une authenticité qu’il ne sait pas gérer, tu crois que c’est ça, qui t’a donné tout de suite envie de le connaître. Lui il est persuadé que tu t’incrustes sans arrêt dans leur petit duo privé pour Atom, et y’a de ça, c’est Atom que tu as suivi, mais c’est un peu pour Dyl que tu reviens. Il finit par accepter ta proposition après un long moment d’hésitation, à sa suite tu te relèves et files vers le couloir pendant qu’il enfile son manteau, t’as laissé ton perfecto dans ta chambre, tant pis. Peut-être qu’il ne fera pas si froid que ça, t’es pas prévoyante comme fille, tu avises sur le moment. « Ça c’est parce que tu as une mauvaise influence sur lui ! » lui tirant la langue t’attends sagement qu’il ferme sa porte (si tant est qu’il y arrive) et attrapes ensuite son poignet pour l’entraîner à ta suite, ta menotte refermée sur sa peau pour lui instaurer ta cadence, t’as trop peur qu’il change d’avis et rebrousse chemin si tu lui laisses le temps de réfléchir. T’as pas de destination précise en tête, tu bivouaques au grès du paysage sortant du campus pour aller plus au sud, vous croisez en chemin plusieurs étudiants qui se rendent à une soirée les bras chargés d’alcool, l’un d’entre eux vous lance un regard, prêt à vous proposer de vous joindre à eux, tu fais celle qui n’a rien remarqué et pars dans la direction opposée. T’es prête à parier que Dyl, ça ne lui dit rien ce genre de fête, et toi non plus ce soir tu n’es pas d’humeur. « Je crois que… tu ferais un modèle intéressant ! » déclares-tu en le relâchant enfin, jugeant que vous êtes assez loin maintenant pour qu’il ne t’abandonne pas en pleine balade, te retournant vers lui t’entreprends une marche à reculons pour continuer de lui faire face « Un jour, il faudra que tu me laisses te dessiner. » non une question mais une affirmation, c’est ce quelque chose dans ses traits que tu trouves presque fascinant et qui te donne envie de le croquer « L'étincelle dans ton regard est intact, mais tu as comme un faux contact dans le sourire. » t’ignores comment il l’interprétera, tu ne te soucies jamais de comment vont être perçus tes mots, tu parles comme tu penses et que les autres s’en offusquent ou pas n’a que peu d’importance à tes yeux. « C’est beau et triste à la fois. » en suivant ta logique c’est une source d’inspiration suffisante.
 
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Mer 25 Oct - 18:13


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora

un sourire c’est éphémère. ça ne reste qu’un cours instant. ça fait briller les traits du visage. ça donne un goût à la vie. cette expression rieuse qui a tendance à s’effacer trop rapidement de ses lèvres. destiné à tromper ses proches. parfois il l’utilise pour montrer une certaine sympathie à l’égard du monde. ils sont rares ces moments-là, et encore plus doux à apprécier. et celui –ci n’a pas eu l’air de passer complètement inaperçue. sora se moque. ouvertement. ce rayon de soleil. alors dyl se renferme. son sourire s’efface. presque gêné. ce genre de remarque lui donne l’impression d’être différent. de ne pas être comme les autres. il soupire. il tente de ne pas le prendre personnellement. sora est simplement fidèle à elle-même. sans filtre. radieuse. naturelle. irremplaçable. encore à danser, à dépenser toute cette énergie pour lui. « à un public privilégié ? » il arque un sourcil, interrogateur. ses yeux pétillent de malice. il tente de se montrer plus léger. de chasser cette morosité qui semble lui coller à la peau. il tente de faire des efforts. vraiment. mais parfois c’est juste trop difficile. c’est lutter contre soit même. c’est une bataille sans fin. intérieure. qui bousille tout sur son passage. et après le feu, il y a ce vent glacial qui l’envahi. qui prend possession de de son être. parfois il a l’impression qu’on l’aspire hors de son corps. qu’il est là sans être là. incapable d’apprécier le moment présent. ce qu’on lui donne. ce qu’il a offrir. il semble spectateur de sa propre vie. et c’est surement ça le plus triste. mais quand il est avec sora. atom. sydney. carmen. il a l’impression d’exister. cette vague de chaleur réchauffe ses muscles, ses poumons, son corps. et peut-être que c’est ça le médicament à sa vie. le remède miracle de tous ses maux. alors il s’ouvre. il arrête de se reclure dans cette tour d’ivoire qu’est sa chambre. il tente de partager des choses avec les autres. aussi infimes soient-elles. parce qu’au moins c’est un début. comme maintenant, lorsque sora parle de lui et sa relation avec les femmes. son corps se tend imperceptiblement. « bien évidemment que j’aime les femmes. » qu’il s’exclame l’incompréhension clairement visible sur son visage. son accent perçant le silence.il en semble presque outré. elle l’avait déjà vu, plusieurs fois avec des filles. ces tentations tout droites échappées du jardin d’eden. ses beautés d’aphrodite. pensait-elle qu’il était gay ? donnait-il cette impression aux autres ? il espérait que non. et encore une fois, tout revenait à l’image que les autres avaient de lui. c’était ça son véritable problème. « c’est juste que je suis plus discret à ce sujet que certains. » s’exclame-t-il les joues à nouveau rosies. embarrassé voilà ce qu’il était. il ressentait le besoin de se justifier, ayant une nouvelle fois l’envie de se fondre dans la masse. de passer inaperçu. les hommes étaient des gougeât. c’est ce que lui disait toujours sa mère. que lui n’avait pas intérêt à finir comme son père. celui qui lui a donné vie. celui qui trompe sa mère tous les soirs avec une nouvelle femme. celui qui pourtant tente de se faire pardonner aux yeux de dieu, en espérant que ses maladresses ne feront pas complètement couler son mariage. et c’est la capacité de sa mère à toujours le pardonner. à l’accueillir à bras ouvert (plutôt les jambes ouvertes si vous voulez son avis) qui lui donnait envie de gerber. comme si elle oubliait le fait qu’il y a deux heures, il avait sa bouche collée à celle d’une autre. dyl se refusait donc de se comporter ainsi. d’avoir une femme à son bras tel un trophée. la peur au ventre de finir comme le père warsson. alors il regardait les filles de loin, ne sachant au final comment interagir avec elles. ses lacunes lui faisaient parfois défaut, mais il tentait toujours de les camoufler. et peut-être sora en avait aperçue certaines. il espérait que non. parce qu’au final il l’aimait bien. il arrivait à la supporter. à petite dose. et qu’il ne souhaitait pas la voir partir. alors il faisait des efforts. à accepter de sortir avec elle. son corps préparer à courir un marathon. « c’est toi qui a une mauvaise influence sur moi » ouai sinon il resterait dans sa chambre. et l’idée restait tout de même tentante. elle lui tire la langue. d’humeur espiègle. telle une gamine de cinq ans. il roule les yeux au ciel, toujours amusé et effaré par son comportement. il enfile sa veste. attrape ses clés. son portable. puis il cache rapidement son ordinateur dans un tiroir. avant de claquer la porte derrière lui. il tente de la verrouiller, mais sans grande surprise ça ne fonctionne pas. tant pis. il faut qu’il se renseigne pour changer de chambre. il n’a pas vraiment le temps de faire un pas, que la main douce de la demoiselle evan se renferme sur son poignet. il se sent presque pris au piège. mais paradoxalement une petite partie de lui semble apprécier le contexte. soulager qu’on tienne suffisamment à lui. qu’on vienne le trouver. alors il se laisse entrainer, ses pieds trainant derrière les siens. si ça pouvait lui faire plaisir…. ils sortent du bâtiment. ils marchent. encore. trouvant une certaine allure. dyl dit rien. c’est ce qu’il sait faire de mieux. il se contente d’observer. d’apprécier les nuances de la nature qui se trouve sous ses yeux. ils croisent des personnes. ils vont faire la fête. apparemment. dyl se sent presque minable. il se demande si sora se sent forcer de le sortir. si elle le prend par pitié. si à ses yeux dyl n’est qu’une sorte de cas charitable pour sa conscience, sa bonne action de la journée. alors son humeur devient légèrement plus sombre. il se dit qu’au moins, il a de la chance de pouvoir compter sur quelqu’un. même si c’est sora. la demoiselle le sort de ses pensées. il tente de remémorer les trois dernières secondes écoulées, pour savoir ce qu’elle lui a raconté. lui ? modèle ? « tu devrais plutôt prendre atom. » qu’il s’exclame dans un souffle. il tentait de la convaincre. de la faire changer d’avis. allez savoir ce qu’elle allait lui faire faire si elle acceptait son offre (qui n’en était pas vraiment une d’ailleurs.) mais atom et elle semblaient bien s’entendre. ils étaient bien plus proches. c’était juste plus logique ( ?) elle lui lâche le poignet, alléluia c’est un homme libre. « même dessiner un chat serait surement plus intéressant que moi » qu’il souligne à nouveau, n’aimant toujours pas l’idée. des hommes ici, il y en avait pleins. pas besoin de le choisir lui. puis ses pieds s’arrêtent. il est un peu interloqué par les propos de la jeune evans. c’est comme si elle avait lu directement en lui. qu’elle avait déterré tous ses secrets. qu’elle le voyait malgré ses remparts. et ça aussi ça lui faisait peur. ses mains devenant à nouveau moites. il se masse la nuque. elle semblait avoir le don pour l’embarrasser. il commence à trifouiller dans les poches de son manteau, ne sachant pas quoi faire d’autre. « evans tu es vraiment unique dans ton genre. » il espère que ses mots sortent de sa bouche comme un compliment. parce que ça en était un. mais le sentiment de préservation est trop présent. il ressent le besoin de mentir. de tout nier. de la distraire de ses paroles. « parfois sourire c’est trop difficile. » il hausse les épaules. il ne sait pas trop quoi dire. il pèse ses mots. tentant d’en dire le moins possible, tout en donnant suffisamment. étrange mélange. « pourquoi tu souris autant toi ? » qu’il finit par demander songeur son accent bien présent. il tentait de la comprendre. de résoudre le mystère. « j’te jure parfois c’est limite flippant. à se demander si tu dors le sourire aux lèvres. » qu’il ajoute avec une pointe de d’amusement dans la voix. même s’ils étaient des parfaits opposés, ils se comprenaient bien plus qu’ils ne pouvaient le penser.
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Mer 25 Oct - 20:37


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora

« Pourquoi bien évidement ? » demandes-tu sincèrement curieuse, tu ne joues pas les enquiquineuses exprès, le sens de ses propos t’échappe réellement. Il n’y a rien d’évident à être attiré par le sexe opposé, par lui-seul ou lui aussi, toi tu n’as jamais fait ce choix, tu n’aimes pas te limiter. Quand tu vas au restaurant tu commences par le dessert, et puis tu prends des petites quantités de tout ce qui te fait envie, comme ça, tu n’as pas peur de louper une saveur en te focalisant sur une autre. Il paraît presque offusqué par ta remarque, là encore, tu ne comprends pas, tu ne cherchais pas à le vexer ou remettre en cause ses préférences, tu pensais seulement à haute voix. Il faudrait peut-être que tu évites à l’avenir, t’as relevé que ça avait tendance à en agacer plus d'un. C’est vrai que tu l’as déjà vu se prêter au jeu de la séduction avec les femmes, mais tu ne percevais pas ce désir de charmer, de plaire, de conquérir qu’ont beaucoup d’autres hommes. Certains paradent pour mieux camoufler leurs véritables penchants, tu commences à penser que c’est précisément la mascarade à laquelle s’adonne Atom. T’écoutes ses explications sans mot dire, toi qui as toujours un avis à donner cette fois tu te gardes bien d’ajouter à sa gêne palpable, Dyl est un garçon discret, c’est un fait que tu as appris mais parfois il te sort de l'esprit, ce que tu prenais donc pour du désintérêt n’est donc qu’une pudeur désarmante? Toi qui aimes tant te moquer de tout tu ne peux pas rire de ça, l’attrait de la chasse il le balaye du revers de la main, refusant de revêtir les parures du Don Juan de bas-étages il se démarque, tu trouves ça épatant. Plus tu avances dans ta perception de Dyl, plus t’as l'intime conviction que tu devais le faire, non pas pour apprivoiser, obtenir, prouver, rétablir, révéler ou réparer quoi que ce fût, seulement pour t'approcher. « J’aime avoir une mauvaise influence ! » c’est bien plus drôle que de suivre les chemins préétablis, t’es pas vraiment sûr d’avoir la plus petite influence sur Dyl mais tu peux prétendre le contraire si ça l’aide à accepter de te suivre cette nuit. La nuit, quand on ne dort pas les soucis se multiplient, ils enflent, s’amplifient, à mesure que l’heure avance les lendemains s’obscurcissent, le pire rejoint l’évidence plus rien ne parait tranquille. L’insomnie est la face sombre de l’imagination. Toi tu la repousses très très loin à l’aide de mouvement constant, ne jamais se poser, ne jamais se projeter non plus. Tout décider à pile ou face c’est ton crédo pour dompter les soucis de l’ombre. Dyl ne dort pas beaucoup lui non plus, d’en face tu vois souvent sa veilleuse allumée. Ce soir il est plutôt docile, acceptant tes exigences sans objecter, suivant ta cadence, marchant derrière toi sans même essayer de récupérer son poignet, tu finis presque par oublier que ta paume le retient prisonnier. Tu le sens un peu plus détendu mais cette impression n’est que de courte durée, il te suffit de suggérer de le prendre pour modèle pour qu’il disparaisse aussitôt derrière une brume de confusion, « De quoi as-tu peur ? Que je te demande un nu ? » tu laisses échapper un rire cristallin tout en t’efforçant de ne pas te casser la figure, marcher en arrière demande plus de concentration que tu ne peux en fournir. Ton naturel revient au galop, tu te moques alors que tu cherches juste à donner le change, tu vois bien que l’idée le met à l’aise, il te propose d’emblée de prendre Atom à sa place ce qui t’arrache un froncement de sourcils « Ça t’embête tant que ça d’être dans la lumière ? » ta voix se fait douce malgré ton interrogation quelque peu intrusive, cette manie qu’il a de prendre Atom comme rempart comme s’il craignait que les regards se posent sur lui, cette envie indiscernable de ne pas être vu. Tes yeux à toi ils le fixent, le scrutent, le détaillent et relèvent ce qu’il tend à planquer au fond de ses opales, ce tendre regard couleur mélancolie qui lui donne un visage si singulier. C’est le sien, pas celui d’un autre. « Mais tu es un peu comme un chat… tu veux toujours te dérober. » tel un félin méfiant il observe le monde à distance, tu devrais pouvoir le respecter, ne pas forcer des frontières sans y être préalablement invitée. Ce n’est pas volontaire, tu débusques la corde sensible instinctivement, toi aussi longtemps t’as été reléguée au rang de spectatrice. Maintenant tu ne sais plus comment détourner la tête de l’autre côté. Tu t’y forces pour lui laisser quelques minutes de répit, t’as peur qu’il se barre en courant si tu continues de tirer sur la corde, trop longtemps, trop fort, trop vite. C’est tout toi. T’oublies parfois que ce manque de réserve, d’autres ne l’ont pas. Les mains dans les poches il t’adresse ce qui ressemble à un compliment, tu ne saurais trop dire, c’est ainsi que tu décides de le prendre, il te plait même beaucoup, te faisant sourire un peu plus alors que tu coinces une cibiche entre tes lèvres. Tu lui en proposes une également avant qu’il ne reprenne la parole. T’ouvre la bouche pour lui répondre mais il te devance, te posant à son tour une question qui te déstabilise. Tu te stoppes dans ta marche arrière, lui tournant le dos et ralentissant tes pas pour le laisser te rattraper, ce sourire toujours présent tu l’as gommé sans t’en rendre compte à l’entente de ses mots. Tu le laisses réapparaître, plus discret, moins pétillant mais serein. « On n'apprend rien en pleurant. » lâches-tu dans un souffle, il pense que tu souris constamment, même dans ton sommeil et finalement c’en est flatteur pour toi. Avant, tu ne souriais pas beaucoup, jamais en vérité. T’étais cette fille fragile, d'une beauté singulière mais silencieuse, souvent subversive qui longtemps s'est tenue au bord du gouffre sans jamais le quitter tout à fait des yeux, cette fille meurtrie, blessée, humiliée, pilliée par des séjours sous le bistouri, cette fille murée dans sa solitude. Et puis tu t’es lancée dans de grands travaux pour rendre ton cœur plus confortable, une sorte d'entreprise de rénovation intérieure de ton bunker. Aménager. S'efforcer d'aller mieux pour être plus accueillant. Casser quelques murs, fabriquer des fenêtres pour laisser filtrer la lumière. Ça n’efface rien mais il te semble qu’il vaut mieux contenir le chagrin, le ficeler, l'étouffer, le faire taire, plutôt que te laisser aller à ce qui ne pourrait être qu'un long hurlement ou, pire encore, un râle, et te plaquerait sans aucun doute au sol. « Aujourd'hui tout le monde pleure à la télé pour un oui, pour un non. Ça produit des générations d'assistés, d'aigris, de déçus en quête d’absolu... Ça fait des pays où tout le monde gémit et joue les victimes. » t’as les victimes en horreur. Sûrement parce que t’as cette peur inexprimable de t’être laissée en être une trop longtemps. « Alors je souris. Je n’ai pas besoin de faire semblant d'être une succursale de la Croix-Rouge. » ce n’est pas toute la vérité mais c’est un début de vérité, il se livre un peu, involontairement, par son embarras, ses rougissements, ses petites dérobades. Ce serait injuste de ne rien lui donner en retour. T’équilibres la balance à ta façon. Tu ne parviens pas à le laisser gagner trop de terrain cependant, tu te détournes de lui, prenant le marchand ambulant comme excuse toute trouvée. T’accours devant le stand, jetant ton mégot sous ta chaussure tu lui achètes une énorme gaufre aux myrtilles puis retournes vers Dyl en la coupant en deux, lui offrant la moitié. « Rien de tel qu’une sucrerie pour te réchauffer le cœur ! » lui promets-tu en mordant à pleines dents dans la tienne, il trouvera sûrement que tu délires complètement et que tes inepties ne veulent rien dire comme d’habitude. Tu te comprends, tant pis si les autres non.


Dernière édition par Sora Evans le Jeu 26 Oct - 14:55, édité 1 fois
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Mer 25 Oct - 22:58


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora

« parce que les filles, elles ont les nichons qui sont parfumés  à la bière » qu’il explique à demi-mot. parce que c’est une évidence. parce que ça a toujours été comme ça. les hommes et les femmes, c’est un ensemble indissociable. ça fait des bébés.  c’est ce qu’on lui a toujours dit. que dieu a créé tout le monde ainsi. que cette idée est tellement ancrée, qu’on y trouve une certaine normalité. un certain refuge. dyl ne sait pas trop, il aime les lèvres douces d’une femme contre les siennes. il aime l’idée de se perdre dans les yeux de quelqu’un, dans leur âmes.  mais bizarrement on lui a toujours dit qu’il était ' trop gentil '. mais qu’est ce que ça veut vraiment dire ? qu’il est trop gentil car c’est une bonne poire. qu’il est sympa mais pas baisable ? certaines femmes ont été suaves et d’autres bien plus virulentes à son égard. mais il n’a jamais essayé avec un homme. oh ça non. il ne les voit pas comme ça. pas de cette manière là. c’est comme s’il développait un attrait pour lui-même. ça lui semblait contre nature. loin d’être homophobe et plutôt ouvert d’esprit, il sait juste au plus profond de lui que ce n’est pas pour lui. que c’est faux. c’est instinctif. mais parler de sa sexualité de manière si ouverte le met mal à l’aise. pourtant il n’a rien à cacher. il devrait assumer. être fière. mais dyl il n’est pas comme ça. il a besoin de camoufler une partie de sa vie. de conserver ses secrets, ses besoins. il a l’impression que ça le rend unique. et il se dit qu’au fond, tout le monde cherche à se différentier. à penser qu’ils sont spéciaux jusqu’au jour où tout le monde détourne le regard car ils ne sont plus suffisamment intéressants. c’est un sentiment similaire qui émanait de lui en observant la jeune evans. la curiosité. cette fille qui semble lire en lui comme dans un livre ouvert. celle qui semble sourire à la vie, et pleurer la mort. celle qui semble si loin et pourtant si proche. il s’étire. il tente de rassembler le brouhaha que sont ses idées. de les mettre dans un certain ordre. il attend que tout prenne du sens. « poser nu ? mais t’es malade. » qu’il s’exclame manquant de s’étouffer avec sa salive. toujours aussi créative. il l’observe les yeux ronds, alors qu’elle s’amuse à marcher dans le sens opposé. il se demande si elle est sérieuse. parfois ce n’est pas très évident de savoir. parce que sora est le genre de femme à pouvoir rigoler de tout, tout le temps. puis dyl  n’a jamais vraiment été doué pour lire les émotions des autres. il est empathique mais à une certaine limite.  le rire de l’étudiante perce le silence de la nuit. bruit si mélodieux et pourtant les oreilles de dyl sont incapables de l’entendre. il a l’impression de devenir sourd. alors que la peur le noue le ventre. ses mains deviennent moites. il ne pourrait vraiment jamais faire ça de sa vie. même en étant complètement bourré. alors il prend de grandes goulées d’air, tentant de calmer les palpitations de son cœur. rien que d’imaginer la scène l’accable, le rend distant. mais au fond, il sait que sora ne lui affligera jamais un tel calvaire. elle le comprend bien. plus qu’il ne le souhaiterait. parfois ça en est presque déstabilisant, cette habilité de percevoir pleinement son prochain. à sa seconde question, il hausse simplement des épaules. ce n’est pas tellement la lumière qui le dérange, mais les personnes qui vont le voir briller. ces inconnus. parce que dyl ne se trouve tout simplement pas assez bien. il est bancale. pas comme il faut..un vaux rien. il essaye d’être une bonne personne. mais c’est difficile. il se sent en décalage avec tout le monde. tout le temps. depuis toujours. « la lumière ça aveugle. » qu’il répond en toute honnêteté. il préfère laisser sa place aux autres. à ceux qui le méritent. à ceux qui impressionnent. à ceux qui ont du talent. il tente de rester vague. d’être hors de portée. c’est bientôt au tour de dyl de poser une question.  et des interrogations il s’en pose beaucoup sur la jeune evans. alors il se lance sa voix presque hésitante. il ne sait pas trop s’il peut. ayant trop peur de déranger. de vexer. et sora s’arrête. il se dit que merde il a encore tout gâché. le visage de son amie semble avoir perdu de son éclat. sourire vide. sourire de rien. et ses propos le blessent encore plus. il a l’impression qu’ils sont dirigés contre lui. prenant les choses bien trop personnellement. trop à cœur. mais peut-être que parfois elle aussi à envie de s’effondrer. qu’elle a connu la peine et la douleur. que dans ce monde ici-bas, dyl n’est pas le seul à souffrir. il est un peu égoiste. mais il comprend le sens caché derrière les mots. elle lui propose un truc à fumer, mais il refuse poliment de la tête. pas maintenant. pas envie. « tu sais, c’est drôle quand j’y pense. » qu’il commence à articuler, alors qu’un sourire timide se creuse à l’intérieur de ses joues. « dès que ça va mal, tu souris à la vie, tu te bats. tu ne te rends pas victime. tu continues d’avancer. » il marque une faible pause, essayant de choisir ses mots avec soins. «  alors que dès que ça va mieux, je me sens obligé de me barrer en courant et pourtant on est tous les deux là. » il ne savait pas vraiment si tout cela avait un sens. si à cette heure tardive il était compréhensible. c’était un peu la fatigue qui parlait. vaste désillusion.  mais au fond il l’envie. de tout son cœur. lui tout ce qu’il veut juste gerber sa haine, et arrêter de pleurer la fumée de ses clopes.  .se niquer les oreilles à coup de boom boom incessant et se confondre dans la masse. malgré cette petite voix qui lui chuchote de dire à tout le monde d’aller se faire foutre. dyl c’était un schéma bien compliqué. un véritable labyrinthe de contradictions. puis soudainement il se tait. ayant l’impression d’en avoir trop dit. d’en avoir trop fait. il détourne son regard, cherchant à se perdre quelque part. échanger c’est bien, mais il ne veut déranger. de paraitre stupide. c’est surement une des plus longues phrases qu’il ne lui a jamais dit. il doit battre des records. légèrement tiraillé, il passe d’un pied à un autre. essayant de se trouver une nouvelle contenance. mais au final il ne sait pas vraiment si sora l’a écouté. il faut dire que ce marchand ambulant semble l’avoir momentanément bien distraite. il se réjouit de la voir ainsi .de l’avoir moins sérieuse. pendant quelques instants, il eut peur d’avoir complètement plombé l’ambiance. qu’elle allait le laisser là tout seul. alors il la laisse faire. tout pour lui faire plaisir. comme s’il cherchait à se faire pardonner pour une faute qu’il n’a pas commise. il sort déjà de l’argent de ses poches en la voyant trottiner dans sa direction. elle est un personnage éclatant. « pour me réchauffer le cœur ? » qu’il demande l’incertitude bien présente dans la voix. timidement, il mordille un morceau. « merci….généralement c’est pas les hommes qui doivent payer pour les femmes ? » qu’il rigole presque. son corps semble se détendre à son contact. le laisser respirer. mais une sora silencieuse c’est juste trop bizarre. alors il ajoute cette fois-ci un peu plus confiant. « parfois j’aime m’asseoir et regarder les étoiles. leur donner des formes comme lorsque j’étais un gamin. j’trouve ça drôle. je leur donne des noms comme la corne de lama ou la pomme en feu, et ça me fait rire. alors je rigole tout seul. » il déblaye ça rapidement. peut-être trop rapidement. comme s’il en avait honte. comme si elle allait se mettre à rigoler et le pointer du doigt mesquinement.
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Jeu 26 Oct - 15:09


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora

Ton rire en cascade redouble face au choc immédiat que lui provoque ta suggestion, il te dévisage les yeux écarquillés t’adressant une moue affolée, cette idée lui paraît complètement absurde. Ça ne t’étonne pas vraiment, tu ne t’attendais pas à ce qu’il saute sur la proposition d’un air ravi, tu voulais simplement le provoquer un peu. Un peu plus. « Détends-toi, je plaisante ! » offrir son visage à croquer est une démarche assez personnelle comme ça, c’est s’exposer à l’autre le temps de quelques heures, des heures où la moindre émotion sera décryptée et figée d’un coup de fusain. Certains aiment se prêter à l’expérience, par pur narcissisme, pour polir un ego déjà bien trop gonflé à ton goût. C’est de loin les modèles qui te déplaisent le plus, toi, tu cherches à capter cette essence naturelle qui ne s’invente pas, Dyl la possède, sans même s’en rendre compte. Sa réserve à l’exprimer était donc attendue, c’est à toi de le convaincre que tu ne comptes pas le soumettre à un exercice qui nourrirait son mal être, tu penses même que cela pourrait finalement être assez libérateur pour lui. « C’est ton visage surtout… tes yeux, tu peux cacher le reste sous tes habits ça ne me dérange pas. Le regard, on ne peut pas le maquiller. » tu ne parles pas de poudre à paupières ou d’eye-liner il le sait bien, mais de ce morceau de soi qu’il est impossible de cacher derrière un voile de cils épais. Le sien est trop expressif pour se laisser camoufler, on y lit mille inquiétudes et désirs fanés. Toi tu as déjà posé l’épiderme sans artifices, on t’a appris à considérer ton corps comme un instrument et cette idée n’a jamais pu réellement te quitter, il n’était pas à toi pendant très longtemps et quand tu te l’es restitué tu crois qu’il était déjà trop tard. C’est l’esprit qui renferme les véritables richesses. Les seules que personne ne peut dérober. C’est pour ça que la peau à l'intérieur de ton cerveau est constellée de bleus qui ne s'effacent jamais. T’es une femme-grenier. Tu gardes tout. Si on plantait une caméra au cœur de ta mémoire, on pourrait reconstituer ta vie, comme dans un studio de cinéma. De la joie sauvage à la colère noire en passant par la fréquence d'un battement de cils, tout est intact. Il y est bien plus facile de se mettre toute nue que de se mettre à nu. S’il veut éviter l’aveuglement de la lumière par peur de surdosage c’est quelque chose que tu ne peux contredire, t’aimerais lui dire que ta lumière à toi sera douce, vacillante comme celle de sa veilleuse du soir mais tu t’abstiens. La conversation dévie te volant l’ensoleillement de ton sourire et t’en viens à chercher des justifications qui sonnent justes, pas trop bancales sans être trop révélatrices, tu crains qu’il comprenne de travers mais il esquisse à son tour un rictus creusant sa fossette, te confiant à demi-mot qu’il a saisi ce que tu cherchais à lui dire. Songeant à la pause nécessaire allant de pair avec les confessions tu t’éclipses attirée par l’odeur exquise des gaufres chaudes, tu l’as entendu pourtant, l’écoutant attentivement t’accorder les mots rangés d’ordinaire dans l’arrière-boutique. Il y a tout ce qu’il se retient parfois de dire, que tu sens être ravalé au dernier instant pour se conformer aux attentes des autres plutôt qu’aux siennes. T’as aucune attente, c’est peut-être ce qui le pousse à sortir de sa coquille. Tu fais le pont entre ces mots et les autres, reliant d’un fil rouge conducteur les indices qu’il a laissé ici et là, ça s’imbrique, ce refus quotidien, cette absence de soi, cette envie de s’enfuir loin dans les collines. On descend parfois si loin sous terre que même l'idée de bonheur effraie. Les yeux du cœur s'habituent à l'obscurité et même la plus douce des lumières devient aveuglante. C’est le cas de Dyl, t’es persuadée que c’est ce qu’il essaye de te dire depuis tout à l’heure, sans même en avoir conscience. Tu lui tends la moitié de ta gourmandise, on dit qu’il faut donner du sel à la vie ou quelque chose du genre non ? Pimenter son quotidien et autre dicton du même style, logiquement ton petit raisonnement intérieur en a conclu que la douceur du sucre servait donc de remède aux maux de l’âme. Ça t’amuse de le prendre au premier degré. T’acquiesces à sa question, mimant un « oui » de la tête tandis que tu dégustes ton morceau « A force de rester à l’ombre il s’est refroidi. » t’es pas plus claire que tout à l’heure mais toi t’es convaincue que si tes explications loufoques ont du sens pour toi elles en ont aussi pour les autres. Grossière erreur. « C’est bien… Que tu ne te sois pas encore barré en courant. » ajoutes-tu d’une voix à peine audible pour lui signifier que tout à l’heure, tu l’as bien entendu. Que tu as écouté. Tu réalises que c’est un effort pour lui, d’être là avec toi, ça n’a rien d’incompréhensible, on croit à tort qu’il est plus ardu d’être malheureux mais c’est faux, il suffit de se laisser aller. Alors que le bonheur ce n'est pas une marchandise qu'on pose sur le comptoir, qu'on pèse et qu'on achète pour mieux le posséder. C’est un état d'esprit, une décision de l'âme. C’est d’avoir les yeux grands ouverts et de le chercher partout. Il faut décider d'être heureux. En tout cas, c’est comme ça que toi, tu appréhendes les jours. T’arques un sourcil face à son interrogation avant de lui répondre d’un haussement d’épaules « Je n’aime pas ce « généralement », il dicte tout sans savoir pourquoi.. c’est d’un ennui ! » c’est vrai, qui a décidé de ces soit-disant « normes » ? Les normes t’aimes bien les bousculer, tu ne le fais pas forcément exprès, tu suis uniquement tes envies sans les laisser être bridées par les dogmes en vigueur. Tu sais bien que dans l’inconscient collectif une fille sans principes est une fille perdue. « Ne jamais appeler la première, ne jamais rappeler tout de suite - attendre trois jours -, ne pas perdre de temps avec un plouc qui ignore Jean-Paul Gauthier, The Strokes ou Stanley Kubrick, rayer celui qui recompte l'addition ou laisse le prix sur un cadeau, envoie des œillets roses, celui qui parle de la fortune de son papa, ne jamais coucher le premier soir, ne jamais embrasser le premier soir ! Ne jamais manger de spaghettis ou plat à base d’ail à un rencard, ne jamais porter de vêtements oranges, on pourrait croire que tu travailles pour l'autoroute ! » t’énumères ainsi les dix commandements de la femme en mordant de nouveau dans ta sucrerie, tu manques au passage de t’étouffer en rigolant tellement tu trouves toutes ces balivernes ridicules et négligeables « Quelle prise de tête ! Je te le dis, « généralement » c’est le début de la fin. Et puis, c'est joli les œillets roses. » le silence finit par reprendre ses droits après quelques instants, il ne te dérange pas, étonnamment Dyl est le premier à le briser, vomissant un flot de paroles si rapidement que t’as peur d’en avoir loupé un bout. Peut-être qu’il craignait de ne pas réussir à aller jusqu’au bout s’il prenait le temps de respirer. Tu planques ton sourire derrière une mèche de cheveux, tu ne veux pas qu’il se méprenne en pensant que tu te moques, tu ne te moques pas. T’es simplement contente, qu’il partage avec toi quelque chose qu’il ne livre pas à tous, un secret entre lui et lui, à présent entre lui et toi. Tu te sens chanceuse d’être mise dans la confidence. « Tu m’apprends ? » lui demandes-tu jetant l’emballage de ta gaufre terminée à la poubelle, tu constates qu’il a des grains de sucre coincés au bord des lèvres et lui désignes du bout du doigt, éclairés par l’astre lunaire on dirait des paillettes argentées. « Comme ça, on pourra en rire tous les deux. » tu réclames innocemment sans te figurer qu’il se peut que se soit son activité solitaire, à lui tout seul et qu’il ne souhaite pas la partager. Tu te dis juste que ça a l’air amusant, que tu t’y essayerais bien, tu cherches déjà un spot parfait des yeux et trouves ton bonheur en tombant sur un des jardins de South Bank, t’avais même pas réalisé que vous étiez déjà arrivés à la promenade de Grand Arbour. Attrapant sa main tu le forces à te suivre jusqu’à l’immense grille que tu jauges de haut en bas, t’as déjà visité cette parcelle du parc de jour mais jamais de nuit, ce n’est pas une palissade qui t’obligera à faire demi-tour. « File-moi ton manteau. » faisant volte-face tu attends qu’il s’exécute, lorgnant les piques acérés qui ornent le sommet de la grille « Sauf si évidement la castration te tente.. » argumentes-tu pour finir de le convaincre.
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Jeu 26 Oct - 18:21


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora

heureusement qu’elle plaisantait se dit-il tout rabougri. le rire de sora semble illuminer son visage, alors que celui de dyl est maussade. il ne trouve pas cette blague très marrante. si tout le monde ne se marre pas, c’est que c’est pas drôle conclu-t-il mentalement. il rechigne quelque peu, et laisse l’idée de poser pour elle infiltrer son cerveau. il ne sait pas trop ce qu’il gagnerait dans l’affaire. et il sait encore moins s’il a vraiment envie de le faire. il n’en voit pas l’intérêt. des heures perdues. des minutes gaspillées. des secondes envolées voilà ce que ça va lui apporter. dire oui c’est accepter de se donner. de se livrer. cela en est presque trop personnel pour lui. lui tout ce qu’il veut c’est se cacher. rester dans l’ombre. et puis sa confiance ne pourrait qu’en pâtir se dit-il. bien trop nerveux, il joue avec les manches de sa veste, le regard lointain. elle se justifie, elle explique son raisonnement. et chaque mot sortant de sa bouche le rend encore plus pâle. n’y avait-il que lui pour voir à quel point tout ça était une mauvaise idée ? qu’il allait encore finir par se ridiculiser. au moins il pouvait garder ses habits, c’était toujours ça que dyl se dit pour se réconforter. même s’il ne comprenait pas très bien ce soudain attrait pour ses yeux. certes, c’était une des rares choses qu’il arrivait à tolérer chez lui. d’un bleu peu commun contre sa couleur de peau. mais tout de même. c’était surement un truc d’artiste.au fond il se demandait bien ce qu’elle pouvait y voir. il finit par hausser les épaules dans un soupire lascif. il sent que cette bataille était déjà perdue d’avance, avant qu’elle n’ait même commencé. que sora a déjà gagné cette guerre. il sait qu’elle ne le lâchera pas collé à ses talons jusqu’à l’obtenir. alors il se résigne. un peu. il tente de gagner une dernière concession, car c’est tout ce qui lui reste. « si jamais tu me dessines… » qu’il commence toujours aussi hésitant, se disant que maintenant c’est bien trop tard pour faire demi tour. « j’aimerai que tu gardes ce dessin pour toi, mais que tu ne le montres à personne d’autre. même pas à moi. » sa voix était douce, presque un murmure dans le vent. la vérité était qu’il avait bien trop peur de découvrir ce qu’il y verrait. de se dire c’est ça moi ? une triste excuse d’un homme. d’être juste déçu. pas par les talents de sora (il n’en doutait point) mais plus par sa propre réflexion. car ça serait se voir sans artifice. sans embellissement. ça serait se voir à travers les yeux de quelqu’un d’autre. c’est ça qui le terrifie le plus. il préfère vivre dans un certaine désillusion. heureusement pour lui, la conversation semble avoir pris un nouveau chemin. presque tout aussi sérieux. « peut-être qu’il faut trouver le juste milieu entre l’ombre et la lumière. » au moins comme elle venait de le souligner, il était encore là. sur ses deux pieds. à presque avoir une conversation normale. et pas avec lui-même, avec une véritable personne. une fille en plus. si ça avait été un autre jour il serait déjà dans sa chambre. mais aujourd’hui semble briller plus que d’ordinaire. du moins pour lui. et maintenant il n’a plus vraiment besoin de parler. alors le jeune warsson écoute l’étudiante. son discours sur les femmes. sur les attentes que l’humain a. c’est qu’elle s’étoufferait presque dans sa gaufre. elle semble tellement prise dans ses propos, emballée par ses propres récits. dyl se contente de l’observer légèrement médusé. peut-être parce que lui ce n’est pas une fille, et qu’il n’est pas complètement au courant de tout ça. il a l’impression de découvrir un autre monde. un monde qui n’est pas le sien. il tente de comprendre. vraiment. pourtant l’incompréhension doit bien être lisible sur les traits de son visage. « hein ? c’est quoi le problème avec les œillets roses ? » il a l’impression d’avoir compléter le sens du message. puis bordel c’était quoi des œillets rose pour commencer. il mort dans sa friandise. le goût sucré venant réveiller ses papilles. au moins ça il connait. c’est pas sa faute si le petit warsson est aussi inculte. enfant unique, n’ayant jamais trainé avec des filles étant petit, n’ayant jamais vu un barbie ou mean girl de sa vie, il se sent déporté dans un autre univers. « j’ai rien compris. » qu’il avoue après plusieurs secondes. (pas qu’il comprenne ce qu’elle lui raconte très souvent d’ailleurs.) mais au moins il est honnête. il ne prétend pas (cette fois-ci). quoi qu’il arrivait elle avait son soutien. il sent que c’est encore à lui de parler. le problème c’est qu’il ne sait pas trop quoi raconter. ce qu’il doit dire. ce qu’il doit faire. il est à ce point mauvais avec les autres. il se contente donc de lui dire la première chose qui lui passait par la tête. lui qui aime regarder les étoiles. un secret peut-être pas très mordant, mais un secret tout de même. il se tait en oubliant presque de respirer.il se mordille la lèvre inférieure. il laisse son regard vagabonder sur un buisson. sur quelque chose. parce que la nervosité lui bouffe le ventre. il trouve sa gaufre soudainement très intéressante alors il la fini. un peu salement. ses doigts sont tous collants. discrètement il les frotte sur son pantalon, et il pense qu’il a mal entendu quand elle lui demande de lui apprendre. il l’observe légèrement intriguée par sa requête. c’est un peu bizarre de dire ça. mais sora c’est ce qu’elle sait faire de mieux. machinalement il essuie avec sa main les particules de sucre présent sur son menton, ceux que la demoiselle pointe du doigt. « ooook ? » répond-t-il pas très certain de lui. parce que c’est pas quelque chose qui s’apprend, c’est plus quelque chose que tu as. il a plus l’impression que ses intentions son ailleurs ,même s’il n’arrive pas à mettre le doigt dessus. il laisse donc couler. peut-être qu’à deux c’est mieux. pourtant rire, il ne le faisait jamais devant les autres. il ne le partageait qu’avec très peu. pas que le son en était horrible ; ou qu’il en faisait une grimace. pour rire pleinement, il faut être soi-même. et lui ne l’était pas souvent, à part quand il se reclus dans sa chambre. « oui ça peut être marrant. » il espérait que son accent cachait ses insécurités. ses faiblesses. qu’il ne paraissait pas trop fleur bleue. il ne sait pas s’il elle souhaite le faire maintenant, ou au contraire jamais. il se tend néanmoins légèrement lorsque la jeune evans attrape une nouvelle fois son bras. ne pouvait-elle pas simplement lui demander de le suivre ? pourquoi toujours instaurer un contact physique. il soupire presque exaspéré, mais bien trop habitué par ce genre de comportement pour s’en offusquer. c’est comme ça que fonctionne son amie. imprévisible. spontanée. il jauge à son tour le grillage d’un air méfiant. il se dit que s’il y en a un c’est pour une raison. et s’ils sont maintenant devant c’est pour une autre. il connait les paroles qui vont sortir de sa bouche avant même qu’elle ne les prononce. bien évidemment qu’elle veut traverser. pas faire comme tout le monde. il grogne. dyl veut lui dire de faire demi-tour. qu’il a pas envie de prendre des risques, dans quel but d’ailleurs ?, mais sora a cet air déterminé. il soupire déjà exténué. puis pourquoi sa veste d’abord ? pourquoi pas celle d’un autre ? il l’aimait bien celle-ci. jusqu’à présent fidèle protection. il ne voulait pas la voir toute trouée. abîmée. mal traitée. il lui lance une expression qu’il lui demande si elle était sérieuse. c’est qu’un peu d’aventure voyons ! rien de bien méchant que lui cri sa conscience bien trop heureuse de faire quelque chose d’un peu excitant. il grogne une nouvelle fois. qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour cette fille. grognon, et il le lui fait bien savoir, il retire sa veste. adieu pense-t-il. parce que comme elle venait de le souligner, il tenait légèrement à ses couilles. le seul signe de sa virilité. « t’aimes me voir souffrir avoue » qu’il marmonne toujours aussi ronchon.
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Jeu 26 Oct - 21:32


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora

Revirement de situation, il cède à ta requête fort aisément si bien que tout ce que tu parviens à lâcher est un regard déconcerté, tu t’attendais pas à ce qu’il accepte si vite. A ce qu’il accepte tout court. Il tente néanmoins de négocier l’affaire, ses réclamations semblent raisonnables même si tu n’en comprends pas toutes les raisons. « C’est d’accord… Ce sera notre petit secret. » lui accordes-tu dans un clin d’œil, finalement l’idée t’emballe, c’est encore et toujours cette histoire de confidences qui commence on ne sait où et se termine on ne sait comment. Tu as beau avoir obtenu son accord tu n’ajoutes rien à ta promesse, ne fixes aucune date, n’imposes aucun rendez-vous. Tu ne peux pas prévoir le désir créatif, sinon cela perdrait tout sens, tu te contentes du « un jour prochain » et ça te suffit amplement, une forme d’assurance que tu peux ressortir de ta poche quand l’occasion se présentera. T’en sais trop rien, t’y penses déjà plus passant au sujet suivant, bondissant sur les mots qu’il laisse échapper, ce qu’il s’autorise à dévoiler. « Sûrement. » conclus-tu avec lui, t’admets que c’est la réponse la plus sensée, le chemin le plus raisonnable. Autrement dit, celui que tu ne parviens jamais à emprunter. Non, ce n’est pas une question de possibilité mais de volonté, il y a six ans t’as fait une croix géante sur les choix rationnels et convenables et décidé d’aller depuis à contre-courant. Tu redoutes de retourner en arrière. « Mais les justes milieux c’est pas vraiment ma tasse de thé, je suis plutôt adepte du tout ou rien mais rien à moitié. » jusqu’ici ça t’a plutôt bien réussi, à réfléchir trop on ne s’autorise plus rien, si tu t’étais contentée de rentrer chez Maven ce soir t’aurais jamais appris tout ça sur Dyl. Tu serais pas avec lui à marcher dans le parc, à parler concepts de vie en mangeant une gaufre, c’est drôle quand la journée a commencé tu ne t’attendais pas du tout à la terminer en sa compagnie. C’est ce genre de surprises inattendues qui cautionnent tes initiatives jugées fantasques par beaucoup et totalement primordiales pour toi. « Précisément ! C’est quoi le problème avec les œillets roses ? » valides-tu d’une grimace d’incompréhension avant d’ajouter « Des fleurs ce sont des fleurs. » c’est vrai pourquoi les entourer de tous ces codes ? Il y a celles pour les enterrements, celles pour la Saint-Valentin (tiens en voilà une autre de chose que tu ne piges pas), celles pour les amants et celles pour les amis. C’est à se dire que finalement il vaut bien mieux se rabattre sur ces bons vieux chocolats. Pour toi les fleurs, elles sont belles dans leurs champs, leurs racines bien ancrées dans la terre et pas mourantes dans un vase. C’est étrange comme cadeau pour soit disant prouver l’attachement à l’autre, de lui offrir un être vivant agonisant dans du papier journal. « C’est pas grave. » peu importe qu’il n’ait pas compris, il n’est pas le premier et sûrement pas le dernier. Et de toute manière vous n’êtes pas obligés de vous comprendre tout le temps, de tout connaître de l’autre ou de tout apprécier. T’es pas énigmatique volontairement, c’est ta façon de parler c’est tout. Tu fais partie de ce genre de femme, celles dont on ne sait jamais comment elles fonctionnent. Tu n’es pas pratique. Pas le genre à vous filer le mode d’emploi pour vous faciliter la tâche. Il commence à parler des étoiles et tu restes accrochée à ses lèvres tout du long, elles se meuvent vite mais sont paradoxalement hésitantes, comme si elles n’étaient pas certaines de vouloir laisser s’échapper ces informations. Tu les attrapes au vol réclamant un cours d’imagination, pas que t’en aies réellement besoin mais tu veux voir comment il procède sans toutefois le brusquer, pénétrer d’un pied léger dans son manège personnel sans qu’il en inverse la cadence pour suivre la tienne ou celle du voisin d’à côté. Dyl il se calque trop souvent sur les exigences des autres, mais cette histoire de constellations c’est son jeu à lui, un truc qu’il fait à l’abri des regards et qui ne nécessite aucune autre attention que la sienne. Forcément, ça a le don de t’intriguer. Il ne paraît pas plus emballé que ça face à ta dernière idée en date : escalader la grille qui vous sépare des jardins que tu lorgnes depuis tout à l’heure. Il ne marche pas t’aurais dû t’en douter, lui il ne voulait même pas sortir ce soir, tout ce qu’il souhaitait c’était continuer de lire son bouquin derrière sa fenêtre. Tu n’arrêtes pas de bousculer ses habitudes et tu ne parviens pas à déterminer si ça lui plait, ou non. A quoi bon observer le monde derrière une vitre ? Lire les aventures des autres ? Pour une fois, tu le solicites à s’y risquer lui-même, il peut rebrousser chemin s’il le veut, tu ne vois pas trop comment tu pourrais le retenir. Tu choisis cependant de croire qu’il ne le fera pas. Alors quand il se résigne à te tendre sa veste tu ne caches pas ton sourire triomphant « Juste un peu ! » il est vrai que tu aimes le pousser dans ses retranchements, t’espères savoir t’arrêter à temps, mais tu te doutes que ce ne sera pas le cas. Balançant le rempart de tissu sur les pointes menaçantes tu entreprends ton ascension, t’as jamais été très sportive mais quand il s’agit de passer outre une interdiction tu parviens à puiser assez de force dans tes frêles petits bras. Arrivée au sommet tu grimpes avec précaution par-dessus le manteau évitant de trop le faire morfler, t’es prête à parier que si tu le lui troues tu en entendras parler pendant longtemps. A la place tu érafles légèrement ta cuisse, douleur passagère et bénigne qui ne t’arrache qu’un mordillement de lèvres « TAD-…. » coupée dans ton exclamation victorieuse tu te sens happée par le vide après avoir trébuché sur ton dernier appui. Tu dégringoles de la grille pour tomber un peu plus bas dans un tas de feuilles mortes, passé les premières secondes de pétrification tu éclates de rire en te redressant sur tes deux pieds, des feuilles plein les cheveux « Ça va j’ai rien ! Je suis un peu chat moi aussi. » tu souffles sur une mèche qui te cache le visage pour la renvoyer par-dessus ta tête avant de te rapprocher de la grille, le regardant de l’autre côté des barreaux « Tu viens ? » tu l’attends patiemment en entamant le dépoussiérage de ton short, il sera sûrement moins maladroit que toi dans son escalade, t’en profites pour repérer une jolie pelouse entourée d’hortensias bleus un peu plus loin, le ciel qui la surplombe est parfaitement dégagé, seul l’astre lunaire accompagne la danse des étoiles ce soir, le silence est maître des lieux. Pas une ombre à l’horizon, il n’y a visiblement que vous pour jouer les intrus nocturnes. « Elle a survécu ! » te vantes-tu en récupérant sa veste pour la lui rendre, elle est un peu moins propre qu’à l’origine certes mais aucun accroc en vue tu t’en félicites « Et toi aussi. Je te promets de te ramener indemne au dortoir. Ou presque… » tu laisses planer le doute d’une voix malicieuse lui tournant ensuite le dos pour trottiner jusqu’à la pelouse. « Ici c'est bien non? » lui hèles-tu de loin la tête penchée vers le ciel.
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Dim 29 Oct - 10:05


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Dyl
&
Sora

se faire dessiner était encore une idée bien trop abstraite. elle survolait au-dessus de lui sans vraiment prendre forme. mais au moins il avait réussi à obtenir quelques concessions. certes, plutôt maigres, mais à ses yeux c’était déjà ça. la garantie que personne ne le verrait, le rassurait amplement. le soulageait presque, comme si toute l’anxiété qui avait tiraillé son corps se dissipait. bizarrement, la possibilité que sora puisse le voir aussi vulnérable ne le dérangeait point. peut-être parce qu’il était déjà bien trop familier avec sa compagnie. un énième secret. il en avait déjà bien assez. mais au moins, cette fois-ci il le partagerait avec quelqu’un. cette pensée le fit presque sourire. et la jeune evans avait bien raison. elle ne faisait jamais rien à moitié. elle se donnait à corps perdue. elle sautait dans le vide. même si elle ne savait jamais ce qu’il l’attendait tout en bas. si dyl ne disait la plus part de temps rien, il était émerveillé par sa capacité à se réinventer. à se distraire. à vivre sa vie de plein fouet. à jamais faire comme les autres. c’était une qualité admirable qu’on voyait chez peu. les gens se contentant de ce qu’ils avaient. tous plongés dans une certaine routine. c’est qu’un peu d’aventure ça peut paraitre effrayant. rien que le mot peut en faire frémir certain de dégout. le jeune warsson s’en rendait maintenant compte. arrêtons d’être des copies conformes qu’il pensa. des copies qu’on forme. que la société crée. lorsqu’il était à ses cotés, il avait l’impression d’être ennuyant. jamais suffisamment intéressant. il avait l’impression qu’on l’avait mal formaté. qu’il était passé à coté de quelque chose. alors peut-être que c’était une des raisons qui le poussait à la suivre, alors que son corps l’implorait de rebrousser le chemin. lui aussi voulait goûter à la vie. passer quelque seconde dans le monde farfelu et imprévisible de sora evans. ça ne pouvait que l’aider à résoudre son énigme. à apprécier avec une certaine douceur et curiosité ses diverses facettes. d’un coin de l’œil il observait, alors que ses lèvres restaient scellées. pour le moment il n’avait plus rien à dire. il se contentant de regarder sa bouche parler avec animation, avec une telle passion qu’il ne pouvait qu’écouter avec ferveur son discours (plutôt ce charabia) sur les femmes. il hochait la imperceptiblement la tête. juste pour montrer qu’il était là. même si son problème d’œillet restait incongru et incompris par son être. c’est pas grave, il n’était pas obligé de tout comprendre. ça laissait une part de mystère dans leur relation. un mystère qui était suffisamment important. surtout quand au final, dyl réalisa que ni l’un ni l’autre ne se livrait. jamais. des petites conversations. des grandes conversations. jamais ils ne parlaient de leur famille. jamais ils partageaient un souvenir. ils préféraient se contenter du moment présent. appréciant simplement la présence de l’autre. même lorsqu’atom était dans les parages. ou disons lorsque dyl s’incrustait dans leur duo. parce qu’à ses yeux, il était bien plus un boulet qu’ils devaient tous les deux se trainer, mais que personne n’osait lui dire. c’était triste de voir un tel manque de confiance en soi. mais c’était pas le moment de s’apitoyer sur son sort. de noircir sa tête pas de pensées si négatives. c’était le moment de lui mettre des étoiles pleins les yeux. (jeu de mot pourri) de pointer le doigt vers cette univers trop grand. vers cette inconnue. vers les aliens. dyl était un fervent croyant de ce genre de balivernes. c’était obligé. ils ne pouvaient être les seuls. alors il donna sa veste préférée à son amie. très grand sacrifice. qu’est ce qu’il ne devait pas faire pour se sentir apprécié. utile. mais au fond il ne voudrait pas voir sora blessée. pas voir le sang coulé de sa peau blanche. parce que malgré tous ses grognements, il tenait suffisamment à elle. alors il l’observait mi-médusé, mi-amusé grimper cette barrière. situation périlleuse. presque dangereuse. il y avait une certaine aisance dans ses mouvements. et il avait l’impression que ce n’était pas la première fois qu’elle entreprenait ce genre de chose. il pouvait déceler un certain vécu. un talent naturel pour le goût du risque. une telle force dans des bras si frêle. il était de nouveau impressionné. jusqu’à ce qu’il voit son corps, cette brindille se précipiter le vers le vide. il tente de passer les doigts entre le grillage. comme si ce simple geste allait la rattraper. allait pouvoir l’aider. mais de l’autre coté du grillage il ne pouvait rien faire. se sentant soudainement impuissant. « ça va ? » qu’il demande paniqué alors que sora répondait au même moment qu’elle était en vie. « putain me fait pas des frayeurs pareilles » qu’il commence à la gronder telle une petite fille désobéissante. pendant un instant il avait failli se chier dessus. c’est que ce grillage était relativement haut. et allez savoir ce qu’il aurait pu se passer. surtout que dans ce début de soirée, il arrivait à peine à discerner sa haute silhouette. il la voit se rapprocher de la grille, et ses yeux analysent rapidement son corps. comme pour vérifier qu’elle ne lui avait pas menti. que le sang ne dégoulinait pas. opinant de la tête, il commença à escalader la grille avec plus ou moins de faciliter. il n’était pas un homme des plus sportifs, et était encore moins habitué à ce genre d’exercice. une grimace s’était déjà formée sur son visage. l’effort était presque trop important. mais si sora y était arrivée, lui aussi le pouvait. rasséréné par cette idée, et refusant de se faire à nouveau humilié il donna tout ce qu’il avait dans les bras. ce qui soyons honnête était relativement peu. une fois en haut, il fut relativement satisfait d’avoir écouté les conseils de la brune. sa veste était en train de lui sauver les couilles. et tout ce qui faisait de lui un homme viril. « putain putain putain » qu’il se répéta tel un mantra croisant les doigts et tout ce qu’il possédait pour ne pas s’écraser les parties intimes sur les tranchants de la grille. à ce moment là il en a rien à foutre d'être vulgaire. de pas être politiquement correct. c'est de ses couilles qu'on parle. enjambant rapidement cette partie désagréable, il sauta à son tour dans le vide. sa grandeur de taille l’aidant à retomber sur le sol avait une certaine agilité. en fin de compte cela n’avait pas été si difficile, si désagréable par rapport à l’idée qu’il en avait eu. comme quoi son cerveau avait tendance à toujours imaginer le pire. à vivre dans un certain pessimiste. il fit quelque pas en direction de sora qui avait récupéré sa veste. « survécu c’est vite dit. » qu’il dit d’un ton un peu bougre. « mais son sacrifice ne fut pas vain. elle a sauvé nos miches. » qu’il souligna sur un ton bien plus solennel le visage presque sérieux. « puis avoir des trous dans ses vêtements c’est la mode » qu’il rajoute plus pour lui dans un haussement d’épaule comme pour se rassurer. bien que la mode il en avait rien à foutre. « comment ça PRESQUE ? » qu’il s’exclame devant cette menace remplie de malice. d’toute façon j’peux m’débrouiller tou’seul. » qu’il baragouine dans sa barbe, préparé à une certaine fatalité. il la laisse prendre les devants. de créer une distance. elle semblait si heureuse qu’il ne pouvait se résoudre à plomber l’ambiance. enfin presque. « pas besoin de gueuler femme. » il lève les yeux exaspéré, alors que ses jambes trottinent jusqu’à son ombre. agrippant le bout de tissu entre ses doigts fin, il suivi la demoiselle jusqu’un bout de pelouse. c’était paisible. c’était calme. c’était tout ce qu’il aimait. étalant sa veste sur le sol, « milady. » qu’il dit avec frivolité, lui offrant même une petite référence au passage. il était trop poli. trop sympa. et au fond il aimait prendre soin d’autrui. c’est tout naturellement qu’il s’asseyait dans l’herbe, laissant sa veste pour la demoiselle. il lève à son tour la tête vers cette voie lactée. « tu penses que les aliens existent ? » il était vraiment curieux. il se montrait étrangement ouvert à la conversation. faisant même l’effort de la commencer. ça n’arrivait pas si souvent que cela. il se demandait presque ce qu’il lui prenait. ce qu’il était en train de foutre ici bas.  
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Dim 29 Oct - 15:19


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora

Tu lui confirmes être en un seul morceau tandis que tu bondis sur tes pieds, vérifiant pas la-même occasion que tout fonctionne encore et que t’as pas loupé une entorse éventuelle ou une égratignure passagère qui serait venue s’ajouter à celle que la grille t’a dessiné sur la cuisse. Rien à signaler. D’un haussement d’épaules tu balayes l’incident, ce n’est pas une petite chute qui t’empêchera d’aller au bout de ton idée. « Les frayeurs, ça peut avoir du bon. » lui dis-tu d’une voix songeuse en revenant vers lui, avoir peur face à la douleur, au danger, à la perte, c’est naturel. Un instant de survie nécessaire que tu avais perdu dans ta jeunesse, tu t’étais habituée aux doses de médicaments et aux points de sutures pour annexer la souffrance d’une autre en creusant la tienne. Ça ne te dérange pas de verser du sang, désormais la décision t’appartient, si tu t’étais cassée la cheville ce soir t’aurais morflé c’est certain, mais t’aurais accepté les conséquences avec une rare sérénité. Donnant-donnant. C’est accueillir le résultat d’une imprudence calculée. Autrefois, passé derrière cette grille t’aurait été impossible, ton cerveau instaurant une barrière inconsciente avec ce qu’il devait protéger. Ce tas de chair et d’organes qui n’était pas vraiment à toi, il ne fallait surtout pas l’abîmer, le dégrader, le rendre inutilisable. Tu n’avais jamais peur de rien, parce que tout était prohibé. La douleur est une prise de conscience, t’aimes la ressentir, à petite dose. Elle te rappelle que c’est la tienne, c’est à toi de l’autoriser ou de la bannir. « Tu t’es inquiété ? » un sourire amusé étire tes commissures alors qu’il paraît t’inspecter sous toutes tes coutures pour s’assurer que tu dis vrai, que tu ne t’es pas blessée en tombant, tes yeux brillent d’une lueur de surprise. Quelque peu déroutée t’as pas l’habitude qu’on se préoccupe, qu’on fasse attention à ta place, ou plutôt, pour toi. T’as appris à rebondir sur tes pattes tel un chat, en toutes circonstances, il ne faut pas attendre que quelqu’un nous rattrape, ça évite toute désillusion. T’es donc toujours étonnée d’observer autrui se soucier assez, se soucier tout court. Une démarche qui te trouble spontanément bien que tu cherches à le cacher derrière un rictus ironique. Il commence à son tour l’ascension périlleuse et tu l’observes relativement satisfaite de toi de l’avoir convaincu à passer outre ses réserves premières, arrivé au sommet la tension est à son comble, la crainte de ne serait-ce qu’effleurer les pointes est bien là. Aidé par ses muscles d’homme, ce que la nature peut être injuste, il fait preuve d’une certaine dextérité dans l’exercice tu ne peux que le reconnaître, et parvient assez rapidement à rejoindre la terre ferme. Plantant ses deux pieds dans le sol avec légèreté tu applaudis sa souplesse, des félicitations de rigueur à mi-chemin entre le « tu vois c’était pas si terrible » et le « tu t’en est sortie comme un chef ! ». Tu lui rends sa veste, s’il déplore son état il avoue que le sacrifice était vital, tu l’approuves d’un hochement de tête « Brave soldat ! » enchaînes-tu sur le même ton cérémoniel, l’entendant se rassurer avec cette histoire de mode t’en profites pour ajouter à ton tour une notion réconfortante à ce dévouement « Pour la mode je sais pas… mais dis-toi qu’elle porte les traces de cette soirée. Maintenant dès que tu la porteras, tu penseras à moi ! Pas de chance hein ? » l’expression mutine tu pars dans un rire faussement moqueur devant cette perspective, ce n’est certes pas une raison de réjouissance mais finalement ça te fait plaisir. Peut-être qu’un soir prochain, en se préparant à lire au bord de sa fenêtre il renoncera à cette idée en regardant cette veste, troquant son moment de tranquillité pour aller escalader d’autres grillages, lever d’autres interdictions, avec d’autres personnes. Tu ne réponds pas à sa question, volontairement, laissant planer le doute pour embrouiller un peu plus son esprit, pas que tu lui prépares d’autres cascades imprévues cette nuit, en réalité tu ne sais pas. Tu t’adapteras aux occasions qui se présentent, t’espères qu’il fera de même. T’as conscience que le dosage est délicat. Campant ta position sur ton oasis de verdure tu ne quittes pas des yeux les lumières stellaires, tu l’entends râler dans sa barbe un peu plus loin, tu ne dis mot te contentant de sourire face à son éternel ton grincheux. Une façade qui trahit une lassitude feinte puisqu’il te rejoint rapidement, étalant sa veste sur la pelouse en signe d’approbation. « Monsieur. » tu salues son geste, acceptant son offre avec joie bien que t’es pas sûr que ce soit très utile, ta dégringolade dans les feuilles quelques instants plus tôt t’ayant de toute façon bien débraillée, disons que ça limite les dégâts. Le précieux manteau à lui aussi dégusté et des tâches d’herbe en plus ne vont pas arranger son allure. Tu t’assoies en tailleur à ses côtés, contemplant les astres pensive, tu laisses son interrogation planer quelques minutes entre vous, te questionnant en ton fort intérieur sur la croyance des petits hommes verts « Je ne sais pas … On ne peut pas être tout seul. Il doit y avoir autre chose, quelque part… J’espère … » cette pensée te réconforte en quelque sorte, présumer qu’il n’y a que vous dans l’immensité de l’espace, c’est à la fois arrogant et désappointant. Tu préfères penser qu’il y a d’autres formes de vie, très loin de vous, l’imagination reste le vrai pouvoir. « Et toi ? » tu lui retournes la question avant de finalement t’allonger, ta tête calée dans le col de sa veste, t’y vois plus clair, plus besoin de te tordre le cou. Il y a toujours des sceptiques, sur tout, c’est plus facile de remettre en question que de se laisser porter par la conviction personnelle. Parce que la plupart des gens aujourd'hui, ne croit plus en rien. Ils ne croient plus à l'âme. Ils ne croient plus en Dieu. Ils ne croient plus en l'Homme. La société a aboli les majuscules, met des minuscules sur tout, engendre le désespoir et l'amertume chez les résignés, l'envie de déserter chez les autres. Impuissants et inquiets. C’est ce même désespoir qui a fixé ton œil sur Dyl, t’en as toujours pas compris le sens même si tu es parvenue à le capturer quelques fois. Ce soir il en est presque dépourvu alors qu’il habite d’ordinaire le plus charmant de ses éclats de rire. « Alors ? » lui demandes-tu d’une voix curieuse « Qu’est-ce que tu vois ? » tes pupilles décortiquent la carte dessinée dans le ciel par les luminaires d’argent, peut-être n’y décelez-vous pas les mêmes choses, toi et Dyl êtes très différents. Pourtant t’as la sensation inexplicable que parfois, vos yeux délivrent les mêmes rêveries. « Quelques fois, je me dis qu’on est un peu comme les étoiles. » ton timbre se fait volatil comme si tu pensais à haute voix d’un air distrait, t’as cependant tout à fait conscience d’être audible, t’apportes mêmes des précisions supplémentaires, pas sûr d’être tout à fait compréhensible comme d’habitude « … je me demande sous combien d'angles on peut percevoir une même personne et quel angle est le bon. Et si le sentiment qu'on éprouve envers cette personne varie selon l'angle... » tu parles un peu de lui, un peu de toi, un peu de tous les autres. T’as l’impression que tout comme les astres les formes dévoilées changent sans arrêt, certaines sont visibles par la majorité, d’autres n’apparaissent que pour un laps de temps limité. Lumières spectaculaires venues des cieux, un fugace aperçu d’authenticité qui disparaît en un éclair.
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Dim 29 Oct - 18:09


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora

« hum hum. » qu’il opine pas du tout convaincu. les frayeurs comme son nom l’indiquait c’était une peur si forte qu’elle pouvait vous paralyser sur place. vous glacer le sang. généralement dû pour un danger véritable. et à son plus grand dépit, la période qu’il détestait le plus approchait à grand pas. ce cours laps de temps qui vous offre des crises cardiaques sur un plateau en argent. halloween. il allait encore chier dans son froc. malgré son âge. surement. probablement. « bien évidemment que je me suis inquiété » dit-il en se renfrognant légèrement. il lève les yeux au ciel tellement ça lui parait logique. parler des sentiments, de ce qu’il pouvait éprouver ce n’était vraiment pas son truc. mais quand on tient suffisamment à une personne. on craint que quelque chose puisse lui arriver. parce qu’on tient tellement à elle, que notre âme en soufrerait tout autant. l’ombre présente sur toutes ses petites choses de la vie, pousse-les battements de son cœur à s’accentuer. il est quelque peu déstabilisé par son regard, par ses yeux profondément touchants. il essaye de garder de la contenance, mais il se perd un peu dans la contemplation de son visage fronçant les sourcils. « j’voudrai pas que quelque chose t’arrive. qui viendrait me faire chier sinon ? » qu’il souligne avec un rire sans joie. il tente de rendre le sujet plus léger sans vraiment y arriver. il ne comprend pas vraiment pourquoi elle parait si étonnée. si surprise de son intérêt. loin de s’imaginer de la réalité des choses. de la dureté de son passé. et juste parce qu’il était légèrement superstitieux, il tapota plusieurs fois son poing contre l’écorce d’un arbre. la nuit était encore longue, pleine de possibilités. positives, négatives. ils n’avaient qu’à tendre la main et piocher dans le sac du destin et attendre de voir sur quoi ils étaient tombés. les cartes étaient déjà jouées d’avance. le sujet semble vite oublié quand sora le félicita pour sa bravoure. bravoure n’étant pas forcément le mot qu’elle avait utilisé, mais ce fut l’interprétation héroïque qu’en eu dyl. il bomba le torse, tout fier de lui. son égo complètement ravivé. même si au fond il n’était pas certain de pouvoir réitérer un tel exploit. en tout cas pas tout seul. l’avenir le lui dirait. « qu’est-ce que j’en ai de la veine » qu’il réplique le sarcasme tout aussi présent que son accent dans sa voix. il se mordille l’intérieur de la joue pour éviter de sortir une connerie. comme s’il avait besoin de cette veste maintenant toute abîmée pour penser à la demoiselle. la belle brune était bien trop inoubliable, il n’avait pas besoin de ce genre d’artifice. et puis ce n’était pas comme s’il la voyait pratiquement tous les jours (à son plus grand regret). et qu’elle venait squatter sa chambre bien trop souvent la nuit (sdf bonjour). mais des soirées comme celles-ci il n’y en avait pas beaucoup. aucune. alors il tenta d’intégrer tous les détails de la scène qui se tenait devant lui. comme pour les enregistrer à tout jamais dans sa mémoire. du moins il l’espérait. il voulait s’en souvenir. dans un an. dans cinq ans. dans dix ans. jusqu’à la mort. ce sentiment de liberté qu’il n’avait pas éprouvé depuis un long moment parcourait ses veines. le rendait heureux. presque normal. même si au fond il était conscient que tout ceci n’était qu’une vaste illusion, et que cela n’allait durer que le temps d’une soirée. il observe la lune. la pénombre qui l’entoure. tout semble si près mais si loin. il laisse sa question planer dans l’air. car au final si sa conviction était des plus profondes, il était conscient que jamais il n’aurait une véritable réponse. du moins en étant vivant. peut-être les générations futures éluderaient ce mystère. il l’espérait de tout son cœur. « je pense aussi…sinon ça serait juste triste. trop seul. et puis ce n’est pas parce qu’on ne voit pas quelque chose que ça n’existe pas. » qu’’il conclu avec une certaine sagesse. et puis il y avait tout ce que le gouvernement ne leur disait pas. bien qu’il ne croyait pas vraiment en la théorie du complot, juste à une existence autre que la leur. « à moins qu’une femme astronaute accouche dans l’espace, le bébé sera un alien » sa voix enjouée perce la pénombre, tandis que ses yeux brillent en des milliers d'étoiles dans le ciel. c’était pas si con que cela comme idée. juste pas réalisable. et puis dyl avait toujours bien trop eu d’imagination. sora devait penser qu’il était stupide. arriéré. mais peut-être qu’un jour. le jeune warsson décida de s’allonger à ses cotés. l’herbe grattant sa peau. quelque peu timide. partager quelque chose de si précieux. si intime avec la demoiselle était étrange. sa bouche se tord dans tous les sens alors qu'il cherche à démasquer une forme figée dans les étoiles. « je vois un phoque dans un caddie. » qu’il expliqua soudaine en pointant du doigt le ciel. bon un phoque peut-être un peu flou, mais un phoque tout court. et c’était l’absurdité de ces formes qu’il aimait tant. qui rendait la chose aussi drôle. aussi enfantine. mais les paroles de sora résonnent en lui. elle a raison. peut-être que les cinq mètres qui les séparent rend sa perception complétement différente. peut-être qu’elle ne voit pas ce qu’il voit. ce qu’il ressent. et au fond, il sait que les paroles font références à eux. aux autres. à quelque chose de bien plus fort que des étoiles. alors il souligne avec douceur. « je pense qu’il n’y a pas de bon angle. que tout dépend de ce que tu fais avec celui que tu as. » s’il n’était pas allongé il aurait haussé les étoiles. « tout dépend aussi de l’humeur du moment. ça va t’influencer. » dyl rajoute d’une voix grave. percevoir était un mot bien vague. qui voulait tout et ne rien dire à la fois. « puis il y a aussi toutes ses étoiles mortes qu’on ne voit sous aucun angle. » peut-être que dyl en était une, d’étoile morte. une étoile qui perdait de son éclat. qui s’éteignait à petit feu. « et toi tu vois quoi ? » qu’il demande avec une pointe de curiosité.
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Sujet Re: bad habit (dyl)
Dim 29 Oct - 20:31


All through the night. I'll be awake and I'll be with you. All through the night, this precious time when time is new. All through the night today, knowing that we feel the same without saying. We have no past we won't reach back, keep with me forward all through the night. and once we start the meter clicks and it goes running all through the night. until it ends there is no end. (@Sleeping At Last // beerus)


Dyl
&
Sora

Quand il le dit ça paraît évident en effet, comme si sa réaction entrait dans un schéma habituel, paré de normalité. Ça l’est peut-être, sûrement même. Mais à tes yeux c’est encore relativement nouveau, inattendu, son attitude traduisant une inquiétude sincère et non de ces faux airs d’intérêt qu’on revêt pour honorer une convention sociale. Ce « ça va » que l’on pose sans vraiment se soucier de la réponse obtenue, pire, dont on désire un beau mensonge pour rester dans une zone de confort bienheureuse. Surtout éviter les sujets gênants. C’est plutôt bête, mais au fond tu sens tes poumons se resserrer sous l’effet de la surprise première, de la joie qui s’en suit. Une toute petite pointe d’allégresse qu’on sentirait à peine passer, mais que t’éprouves tout de même sans lui en faire part. Il ne comprendrait pas. Sa logique et la tienne étant à mille lieues l’une de l’autre. Son regard se noie dans le tien et t’appréhendes un instant qu’il ait saisi ta perplexité mais il se justifie aussitôt dans un rire sarcastique, tu te prends au jeu, faisant mine d’y croire en plissant le nez. « Oh je suis sûr qu’il y aurait des volontaires pour me relayer ! » le rassures-tu en lui adressant une mine faussement boudeuse, tu n’es pas naïve, tu as beau te cacher derrière un enthousiasme atypique tu ne te leurres pas sur ce qui vous attache l’un à l’autre. Tu sais pertinemment qu’il te tolère parce qu’Atom t’apprécie, et qu’il ne sent pas l’utilité de contrarier son ami en te désignant comme indésirable. Pour autant tu ne dis rien mais tu vois tout. Du moindre haussement de sourcils à ses soupirs, en passant par ses roulements d’yeux. Tu ne t’en formalises pas parce que tu es comme ça, t’apprécies sa compagnie, tant pis si ça fait de toi l’enquiquineuse qui le dérange dans les moments les moins opportuns. « Je me souviens, la première fois que je t’ai rencontré, tu ne m’as pas vu… » t’étais sûrement à cheval sur Atom à essayer de trouver une alchimie là où il ne se passait rien, une vraie catastrophe emballée sous des allures de luxure. Pas le moindre éclair dans vos yeux. Tu te ne te rappelles pas de tous les détails, mais tu te souviens que Dyl a débarqué sans s’attendre à te trouver là. Pourtant, il ne t’a pas vu. Pas vraiment. « Je t’ai fait un signe de main et tu m’as dit « bonsoir » très gentiment sans doute, avec ce sourire… Tu sais, celui que t’as quand tu fais connaissance, un sourire en préfabriqué, une forme de politesse anonyme. » un laissez-passer pour que passent les gens et qu’ils le laissent dans son indifférence. Nice to meet you et du balai. Toi, ça t’a donné envie de rester. Tu ne te faisais pas d’illusions pour autant, tu cherchais seulement à comprendre. Ce soir, t’as conscience que vos confessions ont un caractère exceptionnel, que dès les lueurs de l’aube votre balade nocturne paraîtra brumeuse, enfouie quelque part entre la réalité et les mirages. T’en profites le temps que ça dure, c’est ce que tu fais toujours. Si demain il souhaite te remettre dans le tiroir de l’intruse tu n’en seras pas froissée, tu n’exiges jamais plus que ce l’autre est en mesure d’offrir. Inconsciemment il confirme ce que tu pensais déjà « ce n’est pas parce qu’on ne voit pas quelque chose que ça n’existe pas. » tu ne dis mot profondément abordée par ses paroles, il parle de la vie ailleurs et t’y vois un signe de la vie ici. Certaines choses invisibles sont bien réelles, il ne faut pas toujours des mots pour nommer les sentiments, ni énoncer les choses pour qu'elles subsistent. A l’évocation de la femme et de son bébé alien t’exploses de rire, une possibilité loufoque à laquelle tu n’avais encore jamais pensé « Cette idée me plait ! A côté on pourra aller se rhabiller avec nos statuts d’immigrés ! » enfant de l’Homme mais étranger à la planète, en voilà un individu hors du commun, une idée saugrenue a toujours de l’attrait à tes yeux. Tu découvres avec ravissement que Dyl renferme quelques fantaisies au fond de son coffre à secrets, un aspect bien planqué de sa personnalité que tu n’avais encore jamais vu pointer le bout de son nez, en tout cas, pas en ta présence. Penchant ta tête vers la gauche, puis vers la droite, t’essayes de deviner le phoque dont il te parle, le cherchant d’un œil agité tandis qu’un nouveau rire éclate dans ta gorge « Rien que ça ! » ça a le mérite d’être précis, tu finis par trouver le dessin de l’animal en question mais t’as dû mal à y identifier un phoque, t’y vois plutôt une espèce de grosse larve sur un champignon. Comme quoi, chaque interprétation est suggestive. Sa réponse à tes divagations te distrait un instant de ton observation minutieuse, tes yeux se détachent des brillantes dans le ciel pour se poser sur ton astronome, tournant la tête vers lui tu le regardes se fasciner pour les constellations et accueilles son raisonnement avec attention. Méditant sur ses propos tu t’interroges silencieusement, se considère-t-il comme une étoile morte ? Et dans ce cas, qu’est-ce qui a absorbé sa lumière. « Le truc avec les étoiles mortes, c’est que lorsqu’elles se dissipent elles forment autre chose. Une nébuleuse… c’est magnifique, d’autres étoiles se créent à partir d’elle. Tu vois, un peu comme.. comme une renaissance ! » t’essayes de lui faire passer un message en conservant la métaphore étoilée, il sait que la discussion à dévier, vous parlez de l’espace sans parler de l’espace mais aucun de vous ne l’énoncera clairement. « Un tas de choses… » murmures-tu le regard toujours fixé sur son visage, revenant soudainement au premier degré tu relèves de nouveau la tête ton imagination lançant la machine. « Hmm ici, une gigantesque pièce montée, et là… on dirait le chat du Cheshire regarde ! Toutes celles-ci semblent former son étrange sourire !! » du doigt tu suis la courbe d’une formation d’étoiles, t’ignores s’il identifiera même ta référence. Un frisson te parcourt l’échine tandis que le vent vous frôle et vient se perdre dans les arbres un peu plus loin, secouant les branches et faisant virevolter quelques feuilles jusqu’à vous. L'une d’elle se dépose sur l’arête du nez de Dyl, lui donnant un air d’elfe nocturne, t’enfonces instinctivement tes bras dans la veste étendue sous ton corps, finalement t’aurais peut-être dû aller récupérer la tienne dans ta chambre. Attrapant la feuille rougeâtre du bout des doigts tu la retires de son visage, commençant à la tripoter tu ajoutes d’une voix douce « Tu sais, si tu ne veux pas que je te dessine, tu peux refuser. » tu remets le sujet sur le tapis, réalisant qu’il n’a jamais été réellement conclu, « T’as pas besoin de te forcer avec moi Dyl… Je ne t’obligerais jamais à quoi que ce soit. » tu veux qu’il le réalise, qu’il ne se résigne pas à dire oui pour te faire plaisir à toi, pour se conformer à ce que tu réclames, comme avec tous les autres. Lui forcer la main gâcherait tout, tu ne veux pas de ce genre de rapports. Qu’on te contraigne ça te pousse à partir en courant, ce n’est pas quelque chose que tu imposes aux autres. Jamais. Toi, on t’a appris que tu ne pouvais pas dire non, t’as dû puiser ce courage toute seule. Ce droit fondamental, il peut en user avec toi, et peut-être qu’un jour il osera le faire, avec tous les autres. « T’as le droit de dire non. » parce qu'à trop enfermer ses étoiles, sa nébuleuse peine à se former.
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bad habit (dyl)
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